Sénégal: Kaolack - Fada réclame un quota de 70% pour l'industrie locale et 100% pour les semences de graines

19 Octobre 2020

Dans le cadre de sa tournée nationale dédiée aux préparatifs de la prochaine campagne de commercialisation arachidière, le directeur général de la Sonacos, Modou Diagne Fada, a exigé, à Kaolack, la prise de précaution au préalable.

Il réclame comme garantie, d'abord, un quota de 70% de la production dont l'industrie locale a besoin cette année-ci comme matières premières et ensuite réunir en même temps 100% de la quantité de semences prévue dans le Programme de mobilisation des semences pour la prochaine campagne agricole 2021/2022. Cela, avant l'ordonnance de l'ouverture du marché de l'exportation de l'arachide vers l'extérieur.

Modou Diagne Fada a fait part de cette exigence pour prévenir et surtout faire empêcher l'étranglement dont la quasi-totalité des entreprises huilières locales a subi lors de la précédente campagne de commercialisation arachidière, par rapport à la collecte des tonnages voulus et la mobilisation de la quantité de graines attribuée aux semences.

Ainsi, argumentant sa requête, le directeur général de la Sonacos a précisé : «effectivement, l'année dernière, on a eu des difficultés avec les fluctuations du marché, un marché instable.

Je l'ai toujours dit, je suis un libéral fier de l'être et je n'ai pas peur de la concurrence parce que la concurrence est faite pour que les gens travaillent à être meilleurs.

Mais une concurrence loyale. Je suis pour le libre exercice du commerce. Mais, pour faire aussi du commerce, il faut respecter les lois en vigueur dans le pays.

Il y a des choses qu'on ne peut pas faire dans certains pays, il ne faut pas accepter qu'on les fasse ici. Le Sénégal est une République qui a ses lois qui doivent protéger son économie, son industrie, mais qui doivent travailler en faveur de son autosuffisance alimentaire», a soutenu Modou Diagne Fada.

Cependant, a-t-il poursuivi, «il ne s'agit pas simplement de régler la question d'autosuffisance en riz, car si nous parvenons à une autosuffisance en riz sans une autosuffisance en huile, nous n'atteindrons jamais nos objectifs en autosuffisance alimentaire.

Il faut une autosuffisance en denrées alimentaires. Ainsi, pour le moment, l'orientation doit être faite de manière à faire disposer aux huiliers du pays d'une bonne partie de leurs matières premières. Par exemple à 70%.

Mais permettre aussi à l'Etat de reconstituer le capital semencier à 100%, avant d'ouvrir les vannes». C'est le seul moyen pour limiter les choses, selon Modou Diagne Fada.

Plus de: Sud Quotidien

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