Congo-Brazzaville: Festival Écrans noirs 2020 - Six films congolais en lice dans six catégories

Les réalisations de la RDC sont au nombre de quatre-vingt-quatorze réparties dans neuf catégories en compétition du 31 octobre au 7 novembre à Yaoundé dans le cadre de la vingt-quatrième rencontre internationale camerounaise dédiée au septième art.

Les films sélectionnés représentent près d'un tiers des productions cinématographiques nationales et internationales reçues d'environ dix-sept pays, en majorité du continent. Plus de trois cents sont passés au crible après un visionnage soumis à des critères rigoureux. Résultat des courses, après le Cameroun, pays organisateur, la RDC est le pays le mieux représenté à cette édition des Écrans noirs avec notamment trois films dans la catégorie « Courts métrages Afrique centrale ».

Il s'agit respectivement d'Awa de Déborah Basa, Ngunde de Patricia Bolonkali et Après coup de Twana Sheriya. Un véritable coup de bol ou plutôt coup de chapeau à Bimpa Production d'avoir, en plus du long métrage Heart of Africa, ainsi aligné trois de ses réalisations dans cette seule catégorie, même si pour Après coup, il est question d'une co-production avec Subjectif Bantoo. Awa est également en lice avec dix-huit autres dans la catégorie la plus fournie et la plus concurrentielle, à savoir celle des « Courts métrages internationaux ».

Deux drames congolais, de Kinshasa Heart of Africa de Tshoper Kabambi et Hulaï de M. Wahemukire, réalisateur de Butembo, ainsi que deux autres de Brazzaville, Grave erreur 2 de Richi Mbebelé et Wanted de Giorvani Dinel sont en compétition avec six réalisations camerounaises dans la sélection des « Longs métrages Afrique centrale ». Notons que des quatre drames susmentionnés, Heart of Africa est le seul sélectionné dans les « Longs métrages internationaux ». Par ailleurs, il est à noter que Hulaï a déjà été primé en fin d'année dernière au Bénin. Il est récipiendaire du prix du meilleur film long métrage africain du festival numérique de Cotonou tenu du 6 au 11 décembre 2019.

Et pour ce qui est des documentaires, répartis dans deux catégories distinctes, à savoir « Documentaires internationaux » et « Documentaires Afrique centrale », la RDC y est représentée par Kingdom of Kongo : in search of the destroyed Kingdom (Royaume Kongo : A la recherche du Royaume détruit) de Ne Kunda Nlaba. Produit par la société de production personnelle du jeune réalisateur, Labson Bizizi-Cine Kongo, le documentaire a été tourné entre 2018 et 2019 en RDC et en Angola.

Rappelons que le festival Écrans noirs a vu le jour en 1997 à l'initiative du réalisateur camerounais Bassek ba Kobhio. Fort d'une décennie d'expérience, à partir 2008, il parvient à se forger une solide carrure et devient compétitif jusqu'à s'ériger maintenant en un évènement de renommée internationale. Il passe pour un des rendez-vous annuel incontournable du cinéma africain, un levier qui contribue à la promotion des films du continent et étrangers portant sur l'Afrique. De nombreux prix y sont décernés et des talents mis en exergue à l'occasion de sorte qu'amateurs et professionnels du septième art y voient une opportunité de « renouer avec le film » sans oublier les rencontres avec les acteurs et les réalisateurs vedettes du continent. A la fin, les salles de projection ne sont pas les seuls lieux d'attraction d'Écrans noirs. Ateliers de formation, rencontres professionnelles et autres activités culturelles organisées dans le village du festival permettent aux cinéphiles de tirer un autre bénéfice du moment qui les réjouit aussi bien.

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