Cameroun: Sécurité alimentaire et nutritionnelle - Le pays se préserve de la famine

Offrir des régimes sains, abordables et durable est une priorité. Le ministre en charge de l'agriculture l'a déclaré vendredi lors de la célébration de la Journée mondiale dédiée.

Près de quatre millions de personnes sont en manque de nourriture et de moyens d'existence au Cameroun. Dans l'Extrême-Nord, le Nord et l'Adamaoua, les chocs climatiques et les perturbations des marchés sont les principales causes d'insécurité alimentaire. Dans le Sud-ouest et le Nord-ouest, les personnes déplacées internes et les populations hôtes ont un accès limité à la terre. L'analyse globale de la vulnérabilité et de la sécurité alimentaire réalisée sur l'ensemble du territoire camerounais en 2019 montre qu'environ 16% des ménages souffrent d'insécurité alimentaire (3,9 millions de personnes) dont 211 000 en situation grave).

Cette insécurité alimentaire affecte autant les villes que les campagnes (environ 22% des ménages ruraux et 10,5% des ménages urbains). Les régions septentrionales sont les plus exposées, avec : 33,7% des ménages dans l'Extrême-Nord, 15, 3% dans le Nord et 15,4% dans l'Adamaoua. La situation a été présentée vendredi dernier à Yaoundé par le ministre de l'Agriculture et du Développement rural (Minader), Gabriel Mbairobe, lors de la cérémonie commémorant la 40e édition de la Journée mondiale de l'Alimentation sous le thème : « Cultiver, nourrir, préserver. Ensemble, agir pour l'avenir ». Un sujet qui interpelle tout le monde selon la FAO, d'autant plus que « l'insécurité alimentaire et la faim ont un impact négatif sur les populations, leur bien-être et leur dignité ».

Vendredi dernier donc, des agriculteurs, « héros de l'alimentation » venus de nombreuses localités du pays ont été félicités et remerciés par la FAO et le Minader pour leur contribution dans la préservation de la sécurité alimentaire. Ils ont présenté les produits du terroir et leurs savoir-faire à l'esplanade du Musée national. L'on pouvait voir des produits issus des activité agro-pastorales et l'industrie-agro-alimentaire.

Côté gouvernement, Gabriel Mbairobe a indiqué que le Cameroun avait engagé un certain nombre d'actions pour juguler les problèmes de faim et malnutrition. Il y a notamment le développement des filières stratégiques comme le riz, maïs, manioc, pommes de terre, banane plantain, palmier à huile, oignon, légumineuses à graine, fruits et légumes. L'élevage des petits ruminants, la pêche artisanale et l'aquaculture. L'amélioration de la productivité et de la compétitivité des filières agricoles ainsi que la modernisation des petites exploitations familiales par la mise à la disposition des agriculteurs le matériel végétal et animal, les engrais les produits phytosanitaires et machines agricoles ne sont pas en reste.

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