Cameroun: Aviation civile - Dur dur, la relance

Le comité de sûreté a évoqué la situation du secteur vendredi dernier à Yaoundé.

Le comité national de sûreté de l'aviation civile s'est réuni vendredi dernier à Yaoundé sous la présidence du ministre des Transports (MinT), Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe. Le ministre a rappelé que cette session qui a été différée à cause de la pandémie se tient dans un contexte particulier. Celui d'un environnement mondial et local aux défis sécuritaires pour le secteur, lié à cette pandémie. L'on a discuté de la revue de sûreté et de la menace sur les aéroports, de l'audit 2021 de l'Organisation de l'aviation civile internationale. Sans oublier les conséquences liées à la pandémie, la modernisation et la sécurisation des aéroports et la perspective de relance du transport aérien.

Pour le ministre, les perspectives de relance du transport aérien s'annoncent très lentes. Les prévisions de l'Association internationale du transport aérien indiquent que le nombre d'embarquements dans le monde chutera de 60% en 2020, par rapport à 2019. Au mois d'avril par exemple, il y a eu plus de 90 % de réduction du nombre de passagers transportés. Qu'a cela ne tienne, le nombre devra augmenter en 2021, mais restera de près de 40% inférieur à 2019. Cependant, le retour complet aux performances de 2019 n'est pas attendu avant 2023-2024. L'autre défi concerne le vaste chantier de modernisation et sécurisation de nos aéroports. D'après le directeur général de la Cameroon Civil Aviation Authority, Paule Avomo Assoumou Koki, il y a des défis à relever notamment celui de rendre le ciel toujours plus sûr. Surtout que les compagnies sollicitent des fréquences additionnelles sur la destination Cameroun. Le pays est ainsi passé d'une fréquence par semaine à trois séquences et aujourd'hui à cinq.

Pour ce qui est de la pandémie de Covid-19, le ministre a indiqué que l'équilibre mondial dans le secteur a été fortement impacté avec la propagation du virus. Il y a entre autres la baisse des revenus des personnels employés du secteur, la faillite des compagnies et la suppression massive des emplois dans l'industrie. Au Cameroun par exemple, les effets sont palpables sur les ressources des acteurs du secteur. « Le chiffre d'affaires de plusieurs de ces acteurs a été quasi-nul depuis plusieurs mois », reconnaît le MinT. Sur les mesures à observer, l'on indique les voyageurs doivent s'adapter aux nouvelles conditions de voyage : la prise de température des passagers et des personnels, le port obligatoire du masque, la distanciation physique. Plus important encore, l'obligation pour les passagers à destination du Cameroun de présenter à l'embarquement au pont de départ le résultat d'un test PCR négatif datant de moins de 72 heures.

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