Congo-Brazzaville: Transport en commun - Les conducteurs menacent d'aller en grève

L'intersyndicale des transporteurs en commun du Congo a menacé de lancer un avis de grève à compter du 19 octobre, si le gouvernement ne revoyait pas à la hausse le nombre de personnes autorisées dans les bus, minibus et taxis.

La décision ressort de la réunion de l'intersyndicale des transporteurs en commun du Congo, tenue la semaine dernière à Brazzaville, au cours de laquelle plusieurs autres doléances ont été formulées. Il s'agit du rabais des frais de transformation des permis de conduire de couleur rose en permis de conduire informatisé et sécurisé, de l'uniformité des prix d'autorisation des transports publics sur l'ensemble du territoire national, de la suspension des postes de péage et de pesage sur la route nationale N°2 jusqu'à son aménagement.

A cela s'ajoute la demande de l'annulation d'une taxe hebdomadaire instituée par la mairie de Brazzaville dans des arrêts de bus. « Au regard de ce qui précède, si nos revendications ne sont pas prises en compte, un avis de grève s'en suivra à compter du lundi 19 octobre », a lancé l'intersyndicale des transporteurs en commun.

Depuis la mise en place des mesures par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre la Covid-19, se déplacer devient un véritable casse-tête pour la population. La segmentation des itinéraires oblige à payer doublement ou triplement le prix du transport, ceci au vu et au su des autorités compétentes.

Pour les transporteurs, il s'agit là des conséquences notamment des couvre-feux et de la réduction du nombre de personnes dans les moyens de transport en commun.

Les bus de la Société de transport public urbain (STPU), communément appelés « mal à l'aise », censés respecter les itinéraires pour soulager la population, jouent également depuis quelques mois le jeu des demi-terrains. Dans ces bus, les mesures barrières notamment la distanciation physique n'est pas respectée.

Le problème des demi-terrains ne datent pas d'aujourd'hui. La volonté des pouvoirs publics d'y remédier remonte à plusieurs années. L'arrêté n°172 du 24 février 2006, qui est entré en vigueur en mars 2010, fixe les itinéraires de bus et taxi-bus.

Dans le contexte d'état d'urgence actuel, la situation devient de plus en plus difficile. Les transporteurs et la population attendent des solutions qui arrangeraient les uns et les autres.

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