Burkina Faso: Budget de l'état, exercice 2021 - La masse salariale passe de 800 à plus de 900 milliards de F CFA

20 Octobre 2020

L'Assemblée nationale a adopté, le 19 octobre 2020 en séance plénière, le projet de loi de finances pour l'exécution du budget de l'Etat, exercice 2021.

Il s'établit à 2 110,974 milliards de F CFA en recettes contre 2 651 774 milliards de F CFA en dépenses selon le ministre de l'Economie, des finances et du développement, Lassané Kaboré.

Les prévisions de recettes propres se chiffrent, selon lui, à 1 799,518 milliards de F CFA. Quant aux ressources extérieures, elles sont estimées en 2021 à 311, 456 milliards de F CFA.

La masse salariale passe de 878,000 milliards de F CFA en 2020 à 950 milliards de F CFA en 2021 tandis que le déficit budgétaire s'élève à 540, 800 milliards de F CFA en 2021.

Le projet de loi de finances pour l'exécution du budget de l'Etat, exercice 2021 a été examiné et adopté, le 19 octobre dernier par les députés de la 7e législature qui, d'ailleurs, se prêtaient à cet exercice pour la dernière fois.

De la présentation du ministre de l'Economie, des finances et du développement, Lassané Kaboré, l'on retient que les prévisions de dépenses du budget de l'Etat sont estimées à 2 651,774 milliards de F CFA en 2021 contre 2 532,763 milliards de F CFA en 2020.

Elles sont constituées de dépenses courantes pour un montant de 1 775,048 milliards de F CFA et de dépenses en capital pour 876,725 milliards de F CFA, correspondant à des parts relatives de 66,94% et 33,06%.

A en croire le ministre Lassané Kaboré, la hausse des dépenses courantes dans le budget 2021 s'explique par l'évolution des dépenses de personnel qui sont passées de 845 900 milliards de F CFA en 2019 à 878 milliards de F CFA en 2020 et à 950 000 milliards de F CFA en 2021.

Sa part relative par rapport aux dépenses totales est de 35,83% en 2021 contre 34,67% en 2020 et 35,74% en 2019.

Elles absorbent 52,79% des ressources propres du budget de l'Etat en 2021 contre 52,50% en 2020. Rapporté aux recettes fiscales, cette masse salariale représente 59,95% en 2021 alors qu'elle était de 60,99% en 2020.

Il est également prévu 856,725 milliards de F CFA pour les dépenses d'investissements exécutés par l'Etat contre 797 978 milliards de F CFA en 2020, soit une hausse de 58,746 milliards de F CFA. 24,469 milliards de F CFA seront mis de côté en 2021 pour l'épargne contre 2,495 milliards de F CFA en 2020, soit une amélioration de 21,974 milliards de F CFA.

Le déficit budgétaire s'élève à 540 800 milliards de FCFA en 2021 contre 474,965 milliards de F CFA en 2020 et sera financé à partir des annonces d'appuis budgétaires et des emprunts obligataires.

On note aussi une augmentation du budget affecté à la défense et à la sécurité qui est passée de 12,49% en 2016 à 20,22% en 2021.

123,904 milliards de FCFA pour le secteur du développement rural

Le secteur de la santé aussi bénéficie de 13,52% des prévisions budgétaires en 2021, ce qui représente 266,080 milliards de F CFA.

Cette allocation servira à financer, entre autres, les produits, appareils et matériels médicaux, les services ambulatoires, hospitaliers et de santé publique.

Le secteur de l'enseignement qui comprend le préscolaire, le primaire, le secondaire, le supérieur, la recherche scientifique, la formation professionnelle et technique, bénéficiera d'un financement de 588,851 milliards de F CFA soit 29,92% des prévisions budgétaires de 2021.

Le secteur du développement rural, composé des ministères en charge de l'agriculture, des ressources animales, de l'environnement et de l'eau et assainissement, bénéficie d'une allocation budgétaire de 123,904 milliards de F CFA, soit 6,30% des prévisions budgétaires totales.

Telle est la structure du budget qui a convaincu certains groupes parlementaires à donner leur quitus pour ce budget que certains ont jugé assez cohérent. Il s'agit de celui du Mouvement du peuple pour le progrès, du groupe parlementaire Burkindlim, du renouveau démocratique (NDLR : dissident UPC).

Par contre, ceux du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) et de l'Union pour le progrès et le changement ont voté abstention. Pour eux, ce budget est peu réaliste et ne prend pas en compte les aspirations.

Signalons que le mandat de Souleymane Sam a été validé par le président de l'Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé. Il remplace ainsi Alexandre Sankara, démissionnaire de l'Union pour la renaissance parti Sankariste (UNIR/PS).

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