Sénégal: Transport terrestre et levée des mesures de restriction par la Gambie - Un grand soulagement chez les transporteurs sénégalais

20 Octobre 2020

La décision du président gambien Adama Barrow de surseoir, vendredi passé, à la fermeture des deux frontières séparant son pays au Sénégal, ne cesse de susciter des vagues de satisfaction dans le secteur du transport terrestre et chez les usagers de transgambienne dans la région Centre, frontalière avec la Gambie. C'est le peu qu'on a pu remarquer du côté des nombreux usagers dans l'enceinte de la gare routière Nioro de Kaolack, hier lundi.

Si du côté des nombreux commerçants on continue encore de se frotter les mains, dans l'espoir de retrouver les anciens moments d'activités les plus juteux, la satisfaction était hier lundi plus manifeste chez les chauffeurs habitués à faire régulièrement le trajet Ziguinchor/Kaolack.

Car, durant toute la période de la fermeture des frontières qui remonte au 19 mai (du côté de la Gambie) et 20 mars (du côté Sénégal), ces personnes se sont retrouvées dans l'obligation de faire ce qui est appelé la grande boucle, c'est à dire le contournement par la région de Tambacounda, pour rallier le Sud du pays.

Un véritable parcours du combattant pour la plupart d'entre eux. Non seulement les tarifs étaient revus à la hausse, mais le temps qu'on mettait pour arriver à Ziguinchor ou une autre capitale régionale de la Casamance (Sdhiou ou Kolda), en empruntant la voie normale, doublait et parfois même triplait à cause des incessants arrêts.

Toutefois même si certains ont fait signe de contentement à par rapport à cette réouverture de la frontière gambienne, d'autres se montrent sceptiques. Car ils disent renouer avec les nombreuses formes de tracasseries rencontrées régulièrement en territoire gambien, aux moments de la traversée de ce pays enclavé dans le Sénégal.

Par contre, s'agissant des professionnels qui ne font que la navette Gambie/Sénégal, la levée des mesures de restriction importe peu. Il faut surtout préciser que depuis la décision des autorités gambiennes de se barricader, ces chauffeurs n'ont jamais été inquiétés.

Puisque pour l'axe Kaolack/Karang, ils limitaient leur trajet dans la commune de Karang. Et de l'autre côté, pour les usagers de la transgambienne via le pont de farafenni, les trajets s'arrêtent à la frontière, à Keur Ayip. Ces transporteurs n'ont jamais connu d'inquiétude dans le cadre de leurs activités de routine à part la question de la limitation des déplacements qui provoquait sans doute la rareté fréquente des voyageurs sur les périmètres des gares.

Plus de: Sud Quotidien

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