Sénégal: Matam - Appropriation du processus de l'actualisation de la politique industrielle

21 Octobre 2020

Un comité régional de développement de concertation et de partage du rapport diagnostic et du master plan, élaborés dans le cadre de l'actualisation de la politique industrielle a réuni hier, des officiels du ministère du Développement industriel et des Petites et moyennes industries et plusieurs acteurs de la région.

En sus de la présence des autorités administratives des départements, la rencontre présidée par l'adjoint du gouverneur en charge des affaires administratives, a recueilli la participation des collectivités territoriales, des services déconcentrés de l'Etat, des projets et programmes et des représentants des acteurs du secteur privé, des instituts de formation, des associations de femmes transformatrices, des organisations paysannes et des jeunes...

Le ministère du développement industriel des petites et moyennes entreprises, en application de la directive présidentielle issue du conseil des ministres du 25 janvier 2017, avait déjà lancé le processus d'actualisation de la politique industrielle, le 04 février 2020 en présence des représentants des institutions de la Répu

Le ministère du développement industriel des petites et moyennes entreprises, en application de la directive présidentielle issue du conseil des ministres du 25 janvier 2017, avait déjà lancé le processus d'actualisation de la politique industrielle, le 04 février 2020 en présence des représentants des institutions de la République, des ministères sectoriels, des partenaires techniques et financiers, du secteur privé et de la société civile.

Comme l'a expliqué, Amadou Sall Dial, directeur du Développement industriel, «l'objectif général de la mission du ministère, est de faire participer tous les acteurs territoriaux au processus d'actualisation de la politique industrielle, en vue d'une bonne prise en compte de leurs préoccupations et attentes dans les stratégies de développement industriel du pays».

Après l'appropriation du rapport diagnostic et du Master plan présentés par les experts du ministère et du cabinet Dalberg, les discussions ont permis de recueillir, en plus des suggestions, des observations et plusieurs recommandations de la part des acteurs régionaux.

Notamment, la mise en œuvre de plusieurs actions pour booster le développement industriel de la région à travers la valorisation de ses potentialités agrosylvo-pastorales, la régénération et la gestion de ses ressources halieutiqueportunités qu'elles offrent et le niveau de ses activités insuffisamment exploitées».

En dehors de l'exploitation des phosphates qui relève d'une dimension multinationale, jusque là, l'esprit d'entreprise des promoteurs locaux, n'a permis de faire émerger et développer qu'un petit nombre d'industrie (production d'aliments de bétail, rizerie, exploitation et exportation du gombo).

Une situation qui contraste d'avec les caractéristiques de la région, dont les différentes potentialités motivent l'implantation d'entreprises. Parmi les atouts déclarés, les ressources locales, les vastes terres fertiles, le fort ensoleillement et la richesse des ressources du sous-sol ...

D'où cet appel, à la mise en place de stratégies incitatives d'implantation d'entreprises, pour une meilleure exploitation des ressources locales en suscitant l'élan créatif et innovateur des industriels.

Aux yeux des acteurs, il s'agit de stimuler l'implantation d'unités industrielles impliquant des investissements intégrés, pour l'impulsion et la dynamisation du secteur et l'accélération du processus de croissance inclusive de l'industrie dans la région.

Dans leurs interventions, des représentants du secteur privé ont suggéré «de mettre l'accent sur le développement de l'industrie agroalimentaire (transformation de céréales, de fruits forestiers, transformation des produits de la pêche et des industries extractives, l'implantation d'unités pour la production laitière et pour l'embouche, sans oublier l'artisanat et l'économie verte».

Entre autres attentes, qui, de l'avis de certains observateurs, devraient s'accompagner d'une bonne effectivité d'infrastructures adéquates et plusieurs services de base (eau, électricité, TIC).

En termes de densification du réseau routier et de la desserte, la zone sylvo-pastorale et les zones de production de la vallée, fortement enclavées, brillent de part la précarité de leurs infrastructures routières.

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