Afrique: Choukrane Amam demande au gouvernement de mieux informer le Parlement de ses évaluations de l'état d' urgence sanitaire

Le président du Groupe socialiste à la Chambre des représentants, Choukrane Amam, a exhorté le chef du gouvernement, Saad Dine El Otmani, à mettre le Parlement au courant des évaluations périodiques faites parle gouvernement de l'état d'urgence sanitaire.

Lors de la séance mensuelle consacrée aux questions orales adressées au chef du gouvernement sur la politique générale à la Chambre des représentants, tenue lundi et consacrée à «la politique gouvernementale à la lumière de l'évolution de la situation épidémiologique», il a souligné que les cas élevés de contamination aux niveaux national et international nécessitent des mesures d'accompagnement pour aider les citoyens qui souffrent de la pauvreté, tout en indiquant que les mesures qui ont été prises jusqu'à présent sont importantes et que le Maroc a fait de grands progrès, mais il a insisté sur le fait que le Parlement doit être mis au courant de ce qui se passe.

Le président du Groupe socialiste a également affirmé que, d'un point de vue réaliste et non pessimiste, un équilibre doit être créé entre la préservation de la santé et celle de la vie économique et sociale, expliquant que la situation économique et sociale est très préoccupante, car des milliers de Marocains ont perdu leurs emplois.De plus, le gouvernement n'a pas prêté attention à beaucoup de personnes qui travaillent dans nombre de secteurs.

A cet égard, Choukrane Amam a rappelé le discours de S.M le Roi Mohammed VI, lors de l'ouverture de la session législative, dans lequel le Souverain avait souligné la nécessité de faire face aux effets économiques, sociaux et psychologiques de la pandémie. Le président du Groupe socialiste a aussi considéré que l'aspect psychologique de la question est très important puisqu'il permet aux citoyens de ressentir que les institutions sont à leur côté dans la crise.

Choukrane Amam a donné l'exemple de la région du Nord, où les Marocains travaillant dans le préside occupé de Sebta ont perdu leur travail, ce qui impacte négativement des milliers de familles, notamment dans les villes de Tétouan, de Mdiq et toutes les localités voisines. Pour cela, il a appelé le gouvernement à évaluer l'état d'urgence dans une logique de pertes et profits, car un certain nombre de décisions ont causé de graves dommages économiques, en particulier pour les catégories sociales les plus vulnérables, notamment dans les villes marginalisées et pauvres qui souffrent à la fois de la sécheresse et des répercussions de la pandémie.

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