Congo-Brazzaville: Ludovic Ngatsé - « Le paiement de la dette intérieure se déroule en toute transparence »

Le ministre délégué en charge du Budget, Ludovic Ngatsé, qui était face à la presse nationale ce 21 octobre, a indiqué que le paiement des grandes entreprises a déjà débuté, en attendant le tour des petites créances prévu la semaine prochaine.

Le ministre intervenait sur la gestion des 300 milliards FCFA mobilisés par un groupe de banques formant le Club de Brazzaville, en vue de faciliter le paiement d'une partie de la dette intérieure commerciale. Cette phase de paiement va durer deux à trois mois pour permettre, selon Ludovic Ngatsé, de s'assurer du bon déroulement de l'opération avec la bancarisation.

Des garde-fous ont été mis pour éviter d'éventuelles fraudes et permettre à ce que l'opération se déroule selon la règlementation Cémac et les règles du Fonds monétaire international(FMI). « Les choses se passent de manière transparente, puisque premièrement, il faut s'assurer que le bénéficiaire est bel et bien créancier de l'État et figure sur la liste des entreprises auditées, deuxièmement, l'identification du marché, avant la troisième étape qu'est le passage au guichet », a-t- il précisé, ajoutant que toutes ces procédures seront retracées dans un système qui fera l'objet d'un rapport unique.

Quant aux exigences imposées par la Caisse congolaise d'amortissement et le Club de Brazzaville, les opérateurs économiques doivent signer l'engagement de réinvestir l'argent perçu dans le pays et de subir la décote, dont le taux varie entre 15 et 30%. « Cette décote est même inférieure au taux fixé par le FMI qui est de 40%. Les opérateurs économiques pensent que dans ces conditions ils ne gagneront pas grand-chose. Tout le monde sait que les marchés avec l'État sont négociés à des conditions hyper-généreuses et les opérateurs économiques font des profits exceptionnels », a poursuivi le ministre délégué en charge du Budget.

Au sujet des parts revenant aux quatre banques (Ecobank, La Congolaise de banque, la Banque sino-congolaise et BGFI), l'intervenant a fait savoir que celles-ci représentent moins d'un tiers du montant disponible, soit environ 75 milliards FCFA. « La BGFI n'a que 60 milliards FCFA de créance indirecte, La Congolaise de banque en réclame 15 milliards, la BSCA n'a pas de créance et l'Écobank annonce pour l'heure aucune créance », a-t- il poursuivi.

À noter que cette opération d'apurement de la dette intérieure via le club de Brazzaville couvre les créances auditées des années 2014, 2015 et 2016. Les discussions se poursuivent avec les syndicats patronaux en vue de l'audit et du paiement d'autres tranches. Le volume des créances déjà auditées représente 900 milliards FCFA, alors que les opérateurs économiques réclament plus de 1800 milliards.

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