Ile Maurice: Hashim, 29 ans, victime d'un accident - «Un privilège d'avoir eu un fils comme lui», dit son papa

100. Un chiffre pour quantifier l'inquantifiable : la perte d'un être cher dans un accident de la route. Au-delà d'être le 100e décès sur la route depuis le début de l'année, Mohamed Siddick Hashim Maudarbocus est un fils, un frère, un ami.

Ce jeune homme est décédé tôt hier matin, mercredi 21 octobre, alors que la voiture qu'il conduisait avait pris feu, à Montagne-Ory, après avoir heurté un mur. Son père a eu l'éprouvante tâche de l'identifier. Il est le fils du Dr Siddick Maudarbocus, fondateur et directeur du centre de traitement aux addictions Les Mariannes Wellness Sanctuary. Le corps a été conduit à la morgue de l'hôpital Dr A.G. Jeetoo, à Port-Louis, pour l'autopsie, qui a conclu à des blessures multiples.

Ce Quatrebornais de 29 ans était également pilote de rallye. Il est le cadet d'une fratrie de quatre enfants, avec ses trois sœurs. L'express a rencontré son père au domicile familial à Quatre-Bornes.

Le Dr Siddick Maudarbocus explique que Hashim était sorti pour dépanner un ami. «La voiture de ce dernier avait un problème mécanique. Mon fils l'a déposé à Port-Louis et revenait à la maison. Il m'avait envoyé un message pour me dire qu'il tarderait un peu à rentrer. Le destin en a décidé autrement et je l'ai perdu brusquement.»

Il revient sur le parcours exemplaire de son fils, qui a toujours fait la fierté de ses parents. «Hashim a suivi ses études secondaires au collège du St-Esprit. Il a étudié l'ingénierie à la Kingston University et le Business Management à la Surrey University, en Angleterre. Rentré à Maurice, il m'aidait dans les affaires familiales à Les Mariannes Wellness Sanctuary. Il a été en charge du projet de rénovation, durant plusieurs années, au centre.»

Il renchérit sur la passion de son fils pour l'automobile. «Il était féru de sports mécaniques et croquait la vie à pleines dents. Il a participé à plusieurs rallyes automobiles avec son oncle, Rayhan Alladeen. Ils ont été champions de Maurice. Il comptait participer à d'autres compétitions cette année.»

Hashim vivait la vie comme un jeune homme de son âge mais toujours en pensant aux personnes défavorisées. «Il m'a toujours dit qu'il voulait utiliser ses connaissances d'ingénierie en construction pour développer un projet de logement social pour ceux en dessous du seuil de pauvreté. On explorait ensemble plusieurs possibilités sur l'internet pour comprendre comment les autres pays faisaient afin qu'il réalise son rêve.»

Son fils avait beaucoup de projets en tête, tellement il était passionné, mais ils resteront inachevés, avec sa disparition subite. «En tant que croyants, nous acceptons ce que Dieu a décidé. Nous avons été privilégiés d'avoir eu un fils comme Hashim pendant 29 ans. Nous avons partagé beaucoup de souvenirs, d'amour et de discussions», s'émeut le Dr Siddick Maudarbocus.

Les sœurs d'Hashim, bloquées en Angleterre, n'ont pu assister à ses obsèques.

Plus de: L'Express

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