Afrique: Zone de libre échange continentale africaine - 300 nouvelles normes adoptées

Agroalimentaire, textile, maroquinerie, génie civile, construction immobilière et santé sont entres autres secteurs pris en compte.

L'agence des normes et de la qualité (Anor) tient depuis mardi dernier, un séminaire de sensibilisation et d'adoption de près de 300 normes de l'Organisation africaine de normalisation (Arso). Ces règles concernent globalement les secteurs de l'agro-alimentaire, du textile, du génie civil et la construction immobilière. Peinture, vernis, laque, colle et apprêts ne sont pas en reste. La rencontre de mardi qui s'inscrit dans un contexte marqué par l'entrée en vigueur de la Zone de libre échange continentale (Zlecaf), dès le 1er janvier 2021, a plusieurs objectifs : présenter le contexte de l'adoption des normes et, les objectifs de l'Agence qui sont entre autres, le respect des prescriptions internationales.

Le directeur général de l'Anor, Charles Booto à Ngon qui présidait l'ouverture de ces travaux a indiqué qu'à cette occasion, les Etats-membres de l'Arso, sous l'impulsion de l'Union africaine (UA) doivent harmoniser leurs normes au niveau régional afin de faciliter les échanges intra-africains. Il est aussi question de renforcer le portefeuille des normes camerounaises. « Dès le 1er janvier, la Zlecaf devrait également harmoniser les systèmes d'évaluation de conformité à ces normes pour se rassurer que les différents produits qui vont circuler dans le continent d'un pays à l'autre respectent les règles et sont de bonne qualité », précise le DG de l'Anor. Pour y arriver, l'UA mise sur la consolidation et l'harmonisation des différents protocoles de la Zone et l'abaissement des barrières non tarifaires au sein des Communautés économiques régionales, pour constituer un marché unique et libéralisé.

L'accord sur la Zlecaf entend favorise l'intégration régionale par la facilitation du commerce intracontinental. Jusqu'ici, le niveau de ces échanges régionaux se situe autour de 15%. Les prévisions indiquent qu'ils devraient être portés à 25% à l'horizon 2025. Il faut dire que l'Afrique exporte principalement des produits de base vers le reste du monde, tandis que le commercer intra-africain concerne surtout les produits de service à forte valeur ajoutée.

C'est donc dire si l'application de ces normes africaines est indispensable pour tirer son épingle du jeu dès l'ouverture plus grande des frontières pour le commerce sur le continent.

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