Cameroun: Concours INJS et CENAJES - L'oral en visioconférence

Les épreuves de ces concours de formation ont débuté hier en présentiel à Yaoundé et en vidéoconférence dans les dix régions du pays pour les candidats admissibles.

Des échanges interactifs entre candidats et membres du jury en mode visioconférence dans la salle des conférences du ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative (Minfopra). Tout se passe très bien et la connexion est bonne. La magie du numérique a une fois de plus opéré hier lors du passage des candidats admissibles aux épreuves orales des concours de formation pour le recrutement à l'Institut national de la jeunesse et des sports (INJS) et dans les Centres nationaux de la jeunesse et des sports (CENAJES).

Tout un dispositif fonctionnant à merveille et disposé par les soins de l'IAI-Cameroun. Une grande première au Cameroun où les épreuves orales d'un concours se déroulent en visioconférence. Pour ces auditions en anglais et en français, les candidats dans leurs régions respectives ont été soumis aux questions d'actualité ayant trait au sport, à la paix, au bilinguisme, à l'économie et à la société par les quatre membres d'un jury bilingue. Le tout sous le regard du ministre Joseph LE, venu vivre personnellement cette première innovation qui s'est déroulée sans encombre. Sur 400 candidats aux épreuves orales desdits concours, une cinquantaine a opté pour l'entretien à distance, tandis que les autres ont passé leurs épreuves en présentiel à l'INJS.

D'après le Minfopra, deux raisons ont motivé cette nouvelle réforme. « D'abord le fait que le chef de l'Etat a toujours voulu que nous simplifions et dématérialisions les procédures administratives. L'administration doit être simple et expéditive. Ensuite, la pandémie du Covid-19 nous oblige à réfléchir véritablement à nous adapter à poursuivre nos activités sans paralyser les administrations tout en respectant les mesures barrières édictées par l'OMS et le gouvernement », a indiqué le ministre.

Joseph LE a expliqué le bienfondé de cette option pour les candidats vivant dans les zones reculées, avec notamment le cas d'un candidat de Makari dans l'Extrême-Nord. « Pour passer les épreuves avant, celui-ci était obligé de parcourir près de 3 500 Km en aller et retour pour Yaoundé, avec tout ce que cela entraîne comme risques et dépenses. Grâce à cette option, le candidat va faire des économies. C'est une expérience très importante et intéressante », s'est-il réjoui. Le coordonnateur général de l'IAI, Clément Achile Ekomy, qui assistait à la mise en œuvre de cette innovation, a salué l'initiative du Minfopra. Selon lui, c'est un projet porteur qui ne va pas seulement se limiter au niveau de l'enseignement. C'est un modèle que tout le monde essaie d'adopter aujourd'hui pour contourner les difficultés.

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