Cameroun: Bataillon d'intervention rapide - Au combat pour l'école

En fin de semaine dernière, le BIR a rétrocédé des salles de classe réhabilitées et remis des fournitures scolaires dans l'Extrême-Nord.

L e Bataillon d'intervention rapide (BIR) jette son dévolu sur l'éducation. Voilà pourquoi il a décidé d'accompagner les élèves pour la rentrée scolaire 2020/2021 en réhabilitant les salles de classe détruites lors du conflit contre Boko Haram ou détériorées par les intempéries. Après les départements du MayoSava et du Mayo-Tsanaga, dans la Zone Sud de l'Opération Alpha du BIR, mercredi et jeudi derniers, c'était le tour du département du Logone et Chari. Les localités de Fotokol, de Bodo, de Biamo, de Hile Alifa et de Bargaram, toutes situées sur la lisière de la frontière Cameroun-Nigeria, dans la Zone Nord de l'Opération Alpha ont vu leurs écoles relookées. Les travaux ont consisté en la réfection des toitures, des plafonds, des sols, des murs fissurés et la remise à neuf de toutes les ouvertures portes et fenêtres de ces établissements. A côté de cela, les fournitures scolaires diverses (cahiers, crayons ardoises, règles de tableau, boites de craie, etc.) et des tables-bancs, ont été offerts aux élèves et à l'administration en guise de paquet minimum. Les cérémonies de rétrocession se sont déroulées en présence des autorités administratives de la localité.

D'après le Lieutenant-Colonel Albert Felix Bias, commandant de la Zone Nord de l'Opération Alpha, l'accompagnement du BIR pour une reprise effective de la scolarisation dans les zones victimes du conflit contre Boko Haram, vient en renfort au traditionnel soutien mensuel aux Comités de vigilance et campagnes de santé de proximité. A l'immédiat, cette initiative a pour but de permettre à la jeunesse, encore porteuse des stigmates des incursions de Boko Haram, de retrouver un rythme de scolarité normal. En clair, « il s'agit d'œuvrer socialement et psychologiquement au profit des populations et des communautés qui se relèvent progressivement des exactions de Boko Haram et qui aspirent à reprendre une vie normale dans un environnement sécurisé et favorable », précise le soldat.

A long terme, il est question de rassurer la population sur l'engagement patriotique du BIR, de traduire par les actes, le lien arméenation appelé de tous ses vœux par le chef de l'Etat, d'encourager le dialogue intercommunautaire entre Arabes, Kotoko et les autres communautés et bien évidemment, d'encourager l'éducation de tous les jeunes. Cette action est saluée non seulement par la communauté éducative bénéficiaire, mais aussi par toutes les populations. Le sultan, Sa Majesté Dr Djibrine Mahamat, voix de la localité de Bodo, pense que : « L'éducation est une arme de combat parce qu'elle nous permet de faire la différence entre le bien et le mal, et elle permet donc de faire de bon choix dans la vie. »

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