Togo: Améganvi veut chasser Faure Gnassingbé du pouvoir par une pétition

A l'appel de l'opposition, des milliers de togolais n'ont cessé de descendre dans la rue pour demander une limitation du nombre de mandats présidentiels et la démission de Faure Gnassingbé au pouvoir depuis 2005. Cette méthode est jusqu'à preuve du contraire sans réussite c'est pourquoi une pétition est lancée hier pour demander sa démission du pouvoir.

Celle-ci est la troisième en huit (08) ans demandant la démission de Faure Essozimna Gnassingbé après celles de 2012 et 2017 qui se sont soldées par un échec. L'opposition togolaise est déterminée à troubler le sommeil du Président de la République, comme annoncé officiellement.

En effet, les leaders de l'opposition tels qu'Agbéyomé Kodjo qui réclame « sa victoire » à l'élection présidentielle dernière, Jean-Pierre Fabre qui demande la reprise de la même élection, et pas plus qu'hier mardi 21 octobre 2020, Claude Améganvi qui exige la démission du Chef de l'Etat par signature de pétition.

En conférence de presse mercredi, le Secrétaire chargé de la Coordination du Parti des travailleurs attribue à cette pétition « un moyen » pour signer la fin du règne du clan familial des Gnassingbé au pouvoir depuis 53 ans.

« Nous, Togolaises et Togolais, signataires de la présente pétition au Togo et à travers sa diaspora, considérons qu'aujourd'hui le temps est venu de réaffirmer solennellement que l'exigence unanime pour laquelle le peuple togolais se bat depuis 30 ans est la fin des 53 ans de dynastie dictatoriale Gnassingbé-Eyadema et la démission sans condition de son actuel représentant, Faure Essozimna, que nous tenons pour impérative, urgente et incontournable au retour à la démocratie et à la République au Togo. Non, 53 ans, ça suffit ! Le Togo n'est pas une monarchie ! »a-t-il déclaré.

Le choix de recourir à la pétition, est selon Claude Améganvi, la manière la plus citoyenne et la plus pacifique pour atteindre cet objectif. Il faut au moins « un million de signature » et la mise en place des comités dans les quartiers, villes, villages et dans la diaspora. Ainsi, une collecte des signatures est engagée et devra durer un mois et demi.

Ce que les élections et la rue n'ont pas réglé, est-ce une pétition qui y parviendra ? La question reste posée.

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