Soudan: Vers un rétablissement des relations diplomatiques avec Israël

Mike Pompeo, Secretary of State of the United States of America, addresses the Security Council meeting on the situation in Venezuela.

Mike Pompeo, le secrétaire d'État américain a laissé entendre mercredi 21 octobre que Washington conditionne la levée du Soudan de la liste des pays soutenant le terrorisme à la normalisation de ses relations avec Israël. La présidentielle américaine approche et l'administration Trump est pressée d'arriver à ses fins. Khartoum officiellement garde le silence pour le moment et le sujet divise les dirigeants de la transition.

Discrètement et jusqu'à tard la nuit dernière, le Conseil souverain soudanais a tenu une réunion très tendue pour discuter de la normalisation avec Israël, une exigence réclamée avec force par Washington.

Ce conseil est fortement divisé sur cette question : d'un côté, on trouve les militaires du conseil, traditionnellement liés aux Emirats qui encouragent cette normalisation, de l'autre les civils, avec à leur tête le Premier ministre Abdallah Hamdok qui préfèrent séparer les deux sujets : la levée du Soudan de la liste noire et la question de la normalisation avec Israël

Si l'on en croit la presse israélienne, ce seraient les militaires qui l'auraient emporté. Cette presse évoque une normalisation avant la fin de la semaine.

Trois milliards de dollars de dettes

Ce jeudi, un responsable israélien a révélé qu'un avion reliant directement Tel Aviv à Khartoum était arrivé au Soudan mercredi avec à son bord une délégation gouvernemental et des membres du Mossad.

Ils auraient discuté des futures relations diplomatiques entre les deux pays. Par ailleurs, un entretien téléphonique aurait réuni mercredi le président américain et les deux Premiers ministres soudanais et israélien autour de cette question.

Les États-Unis attendent maintenant une annonce officielle de Karthoum. Elle s'accompagnerait alors d'un retrait du Soudan de la liste de pays soutenant le terrorisme, et donc de la liste des pays où il est interdit aux Américains de se rendre. Cela faciliterait également les investissements privés américains dans le pays, et permettrait d'effacer une ardoise de 3 milliards de dollars de dettes et d'augmenter l'aide américaine.

Plus de: RFI

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