Congo-Brazzaville: Covid-19 - L'opération « Mobikissi » a apporté plus de 72 millions FCFA au Trésor public

Auditionné par la commission défense et sécurité du Sénat, sur les bavures des agents de l'ordre, le phénomène de banditisme dans les grandes villes du pays : cas des « bébés noirs » et les revendications des militaires et gendarmes, le ministre de la Défense nationale, Charles Richard Mondjo, a rassuré les sénateurs, en présence de son collègue de l'Intérieur, Raymond Zéphirin Mboulou, quant à l'application des lois en vigueur.

Faisant le bilan à mi-parcours de l'opération « Mobikissi » engagée depuis février, pour garantir la mise en œuvre des mesures de riposte à la Covid-19, Charles Richard Mondjo a indiqué que 19887 contrevenants ont été interpellés dont 2112 verbalisés. Conformément à l'arrêté mettant en place cette opération, une somme de 72 483 250 FCFA a été versée au Trésor public. « L'opération se déroule normalement, en dépit de quelques difficultés rencontrées. Le comportement des agents engagés sur le terrain est satisfaisant. Les débordements tant décriés au début de l'opération ont fait objet des sanctions disciplinaires. Des rappels aux règles de comportement et d'engagement se poursuivent », a indiqué le ministre de la Défense nationale.

Sur dénonciation de la population, les agents véreux qui agissent au mépris des textes en vigueur, en infligeant les amendes illégales aux citoyens ont, a-t-il dit, écopé des arrêts de rigueur. Il s'agit notamment de trois policiers en activité au commissariat central de la Mfoa, à Brazzaville.

S'agissant des impliqués dans les exactions, le gouvernement a fait savoir que les éléments de la force publique impliqués dans ces actes sont passibles des sanctions disciplinaires et des poursuites pénales. Ceci conformément aux lois et règlements en vigueur. Parlant du décès de Merveille Bazonzela Bouana à Nkayi, épinglé par le rapport de la commission, le ministre de la Défense a souligné qu'aucun lien de causalité n'a encore été établi entre son interpellation et son décès.

« En vue de vérifier les faits et déterminer les responsabilités, nous avons instruit la force publique, notamment le commandant de la gendarmerie nationale de mettre en place une commission d'enquête administrative qui a été réalisée à Nkayi au début du mois d'octobre. L'enquête judiciaire quant à elle est du ressort du procureur de la République territorialement compétent », a poursuivi Charles Richard Mondjo.

Concernant la situation de 26 jeunes « Bébés noirs » interpellés par la police le 30 juin, le ministre de la Défense a annoncé que ces derniers ont été déférés au parquet qui, pour des raisons sanitaires, les a remis en liberté. « Malgré cela, l'engagement de la force publique dans la lutte contre ce phénomène demeure inébranlable. (... ) La force publique seule ne pourrait venir à bout de ce phénomène... », a-t-il renchéri.

Répondant à la question portant sur une série de sept revendications des agents de la force publique, le ministre de la Défense nationale a apporté des éclaircissements. « Les hommes et femmes qui la composent agissent dans un cadre bien déterminé où les errements ne sont pas tolérés et ne doivent pas prospérer indéfiniment. Chaque Congolaise, chaque Congolais intègre la force publique pour servir dans un corps (militaires de rang, sous-officiers, officiers) avec des plans de carrière connus », a-t-il conclu.

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