Cote d'Ivoire: Noël Dourey - "Pourquoi, je chante «je reviens du golf»"

interview

L'artiste-chanteur Noël Dourey, président du conseil d'administration du palais de la culture a sorti le single " Je reviens du Golf". Dans cet entretien , il explique pourquoi .

Actuellement, quel est l'état de vos relations avec votre collègue Meiway ?

Nous avons des relations conviviales. C'est vrai qu'on ne se voit pas, mais nos relations n'ont jamais pris un coup.

Pourquoi, c'est maintenant que avez-vous chanté "Je reviens du Golf" ?

"Je reviens du Golf", c'est un rappel. Parce que vous savez aujourd'hui, la culture est basée sur "Alassane Ouattara n'a pas su réconcilier les Ivoiriens".

"Je reviens du Golf" est un rappel pour dire que nous avons vécu toutes les situations les plus complexes au Golf. Nous avons été moqués.

Le président Gbagbo disait "ils sont dans des petites chambres, ils n'ont qu'à sortir, ils vont venir". Les autres nous disaient "vous faites quoi là-bas ?".

Moi-même, certains de mes parents, certains de mes amis m'appelaient pour me dire "mais, il faut quitter là-bas, on va bombarder le Golf".

C'est vrai qu'on a été victime d'attaques mais nous sommes sortis du Golf avec des idées du vivre ensemble. Dans la chanson, j'ai dit "j'étais à la recherche des miens, j'ai couru les pieds nus, mais que j'ai ouvert les bras pour embrasser les autres".

Et c'est ce que le président Ouattara a fait. Le président Ouattara, dès sa sortie, a ouvert les bras. Ceux qui ont voulu venir avec lui, ils travaillent avec lui. Ils sont avec lui depuis le Golf.

Donc, il n'a pas fait de chasse aux sorcières quand il est sorti du Golf. Et, il est venu avec les bras chargés d'amour. C'est d'ailleurs pour cela qu'il a créé la Cdvr (Ndlr : Commission dialogue-vérité-et réconciliation créée au lendemain de la crise post-électorale de 2010).

Quelqu'un qui est de mauvaise foi, qui ne reconnaît rien, qui n'a jamais rien reconnu, qui pense que tout ce qu'il a fait était normal, on ne peut pas le contraindre à la réconciliation.

Des gens veulent que le président Ouattara contraigne les gens, qu'il prenne des décrets, qu'il fasse des réquisitions de réconciliation.

Ce n'est pas ça. "Je reviens du Golf" est un rappel pour dire simplement que nous sommes opposés à toute forme de règlement de compte, à toute forme d'exclusion et que nous sommes venus, pas pour faire la guerre avec ceux qui nous ont persécutés mais pour faire la paix avec eux parce que la Côte d'Ivoire est bien trop grande pour ça.

"Je viens du Golf" n'est-elle pas une œuvre de campagne surtout qu'elle vient à un moment où la campagne présidentielle est lancée ?

"Je reviens du Golf" date d'au moins six ans. Ce n'est pas nouveau mais, c'est l'actualité qui a fait que je l'ai sortie. L'actualité qui se décline en propos guerriers, en propos incendiaires et qui font planer le doute soit d'une insurrection, soit d'une guerre fratricide.

C'est pour rappeler aux uns et aux autres que la paix est la denrée, la plus importante qu'il faut s'approprier et que c'est cette paix-là qui doit conduire tous nos actes, toutes les actions.

Parce que de toutes les façons, la paix est le pilier de la cohésion sociale, du développement humain, donc, la paix, pour moi, est quelque chose de fondamental.

Et c'est une note qui vient à propos pour rappeler aux uns et autres que nous sommes des gens de paix si nous nous réclamons d'Houphouët-Boigny, si nous comprenons nous tous que c'est Houphouët-Boigny qui nous a donné l'indépendance à la paix, alors il n'y a aucune raison que nous puissions chercher à nous taper dessus.

On l'a fait une fois mais on ne doit pas dire que ça doit être un travail pour nous. Donc, c'est pour rappeler aux uns et aux autres leur devoir de paix.

Allez-vous accompagner musicalement le candidat Ouattara dans sa campagne ?

Ah oui ! Mais, je suis directeur central de campagne. Nous sommes six avec notre ministre qui nous chapeaute.

Et notre rôle, c'est justement d'apporter la couleur artistique et musicale surtout apporter aux populations le programme artistique culturel du président de la République.

Donc, oui, nous l'accompagnerons, nous serons avec lui. Il faut que les uns et les autres comprennent qu'avec le président Ouattara, l'art et la culture ne sont plus des parents pauvres mais qu'ils sont des éléments importants de plus-value.

Parce que, écoutez, la Côte d'Ivoire depuis longtemps, depuis X temps, est considérée comme le hub de la culture mondiale. Il est bon que la plus-value aujourd'hui avec le président Ouattara, sa fiche, il y en a plus d'engagement.

C'est pour ça que depuis quelque temps déjà, nous avons 300 mille francs par mois au titre de pension.

Nous avons des salles de spectacles réhabilitées, nous avons des prises en charge, soit médicale, soit au niveau des décès.

Et, nous pensons que notre rôle aujourd'hui, pour être reconnaissant, c'est de l'accompagner partout où il sera.

Quel appel avez-vous à lancer aux Ivoiriens et aux artistes surtout ?

Les Ivoiriens doivent comprendre que la Côte d'Ivoire, leur pays, notre pays, est un grand pays. Nous nous sommes battus pendant une trentaine d'années. On s'est rendu compte que ça ne donnait rien.

Aujourd'hui, nous avons la chance d'avoir un président qui travaille du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest, en passant par le Centre. Il est animé du désir ardent de rendre à l'ivoirien sa dignité en lui construisant des infrastructures de dernière génération, en lui apportant la paix, parce qu'il garantit la sécurité.

En apportant de l'eau potable, en construisant des écoles, en donnant de l'électricité. Et ce président-là, pour moi, qui se bat, au quotidien, pour son peuple, doit nous inspirer.

Nous n'aurons qu'à la bouche, des bénédictions pour qu'il travaille davantage, pour que davantage, il nous apporte ce que nous attendons d'un pays moderne, c'est-à-dire la grandeur.

Donc, en conclusion, nous avons un pays, nous avons un président, c'est une chance à saisir, nous devons la saisir.

Plus de: L'Intelligent d'Abidjan

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