Sénégal: MAC de Fatick - Les gardes pénitentiaires dans le dénuement

23 Octobre 2020

Les conditions de travail des gardes pénitentiaires des Maisons d'arrêt et de correction de la région de Fatick ne sont pas des meilleures.

Josette Marceline Lopez Ndiaye, directrice de l'observateur national des lieux de privation de liberté, a déploré, hier à Fatick, « les conditions de dénuement total dans lesquelles travaillent les agents pénitentiaires des Maisons d'arrêt et de correction (Mac) de la région de Fatick ».

C'était en marge de l'atelier de renforcement des capacités sur le monitoring des conditions de détention pour prévenir la torture et les mauvais traitements des détenus.

Une rencontre destinée aux agents d'exécution de la loi, particulièrement les magistrats et les forces de défense et de sécurité.

« C'est surtout à la Mac de Gossas que nous avons fait le constat d'un manque d'éclairage et de fosses septiques, entre autres, même si nous reconnaissons l'engagement des agents pénitentiaires sur qui les détenus n'ont pas tari d'éloges.

Donc, des efforts sont à faire à ce niveau pour permettre aux agents de travailler dans la sérénité, dans un cadre de privation de liberté beaucoup plus accueillant et attractif », a-t-elle laissé entendre.

Le Gouverneur de Fatick, Seynabou Guèye, a corroboré les propos de l'Observatrice nationale des lieux de privation de liberté. Elle a indiqué avoir créé une commission chargée de veiller au respect de certains standards internationaux.

« La commission a même sollicité dans ce sens le concours des conseils départementaux de Fatick, de Foundiougne et de Gossas.

Il faut dire qu'à l'époque, on avait noté un appui du Conseil départemental de même qu'à Fatick où le conseil a financé la construction de deux nouvelles chambres.

Mais, il y a des situations qui ne peuvent être réglées que par le ministère de tutelle que nous avons également saisi pour la circonstance », a-t-elle informé.

Face à cette situation dans les Maisons d'arrêt et de correction, Josette Marceline Lopez Ndiaye a souligné l'urgence de faire un plaidoyer au profit de ces structures de privation de liberté pour qu'elles soient dotées des commodités dont a besoin l'être humain.

L'objectif visé, selon Mme Ndiaye, « est d'arriver à mieux conscientiser les participants sur les conséquences de la torture et des mauvais traitements exercés sur les détenus qui mettent en cause non seulement leurs responsabilités disciplinaires, mais aussi leurs responsabilités pénales.

Une manière pour notre structure de contribuer à une meilleure prévention de la torture et à l'amélioration des conditions de vie des personnes privées de liberté dans ce contexte de Covid-19 ».

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