Burkina Faso: Journée internationale de l'alimentation - Les YEH sensibilisent sur «la nécessité de manger sain et équilibré» dans un contexte de Covid-19

23 Octobre 2020

«Cultiver, nourrir, préserver. Ensemble agir pour l'avenir», c'est sous ce rhème que la communauté internationale a célébré la journée mondiale de l'alimentation 2020.

En effet selon l'Organisation des Nations-Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la crise sanitaire mondiale du Covid-19 a été l'occasion de réfléchir à ce qui nous tient vraiment à cœur et à nos besoins les plus fondamentaux.

Selon l'institution onusienne, ces temps incertains ont permis à beaucoup de redécouvrir une chose que nous tenons souvent pour acquise et dont beaucoup sont privés : la nourriture qui est l'essence même de la vie et le fondement de nos cultures et de nos communautés.

Préserver l'accès à des aliments sûrs et nutritifs est et continuera donc d'être un élément essentiel de la réponse au Covid-19, en particulier pour les plus pauvres et les plus vulnérables du monde qui sont les plus durement touchés par la pandémie et par les chocs économiques qui en dérivent.

Et c'est ce que Youth ending hanger ou encore Jeunesse engagée contre la faim qui est un mouvement de jeunes engagés pour la lutte contre la faim a compris.

Chaque année, les YEH organisent un show up pour sensibiliser l'ensemble des acteurs impliqués dans la lutte contre la faim sur la nécessité de l'implication de tous pour la réalisation de ce droit.

Mais au-delà de ce show up, les jeunes de ce mouvement se sont retrouvés autour du thème « Comment promouvoir le droit à l'alimentation pour qu'il soit une réalité au Burkina Faso ».

« C'est notre façon à nous d'interpeller l'ensemble des acteurs sur la nécessité de l'implication de tous pour la réalisation de ce droit », fait remarquer Souleymane Zalé, porte-parole du mouvement YEH.

Selon le Dr Valérie Edwige Soma/Kaboré, enseignante chercheur en droit public à l'Université Ouaga II, le Burkina n'a pas une législation parfaite en matière de droit à l'alimentation même s'il a ratifié les différents textes internationaux applicable et qui peuvent être invoqués devant le juge burkinabè.

Ce qui manque donc selon elle, c'est sa consécration dans la loi fondamentale. « Pour que le droit soit mis en application, il faut qu'il soit consacré dans sa norme fondamentale, adopter des textes de loi pour sa mise en œuvre, la vulgariser auprès des populations et mettre les mécanismes permettant aux populations de revendiquer ce droit », conseille le Dr Soma qui ajoute qu'il faut mettre en place un observatoire national sur ce droit.

Pour Joël Ouédraogo, chargé du développement communautaire à Hunger free world, en faisant appel au droit à l'alimentation dans ce contexte de Covid-19, cela permettra aux uns et aux autres de savoir comment se comporter entre eux.

En effet, dans un moment comme celui-ci, il est plus important que jamais de reconnaître la nécessité de soutenir les héros de l'alimentation, notamment les agriculteurs et les travailleurs de l'ensemble du système alimentaire qui veillent à acheminer les aliments de la ferme à la table, même dans un contexte de perturbations aussi inédites que la crise actuelle du Covid-19.

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