Sénégal: Impacts de la pandémie sur l'exercice des droits et libertés - La justice satisfaite de sa participation à l'effort de guerre contre Covid-19

23 Octobre 2020

Le Centre de renforcement de l'Etat de droit et des institutions judiciaires (CREDIJ) a tenu hier, jeudi 22 octobre 2020, un atelier de réflexion et de partage, sous le thème: «Impacts de la pandémie de Covid-19 sur l'exercice des droits et libertés».

Ces droits et libertés sont, entre autres: les droits et libertés individuels, les droits et libertés socio-économique...

Venu présider la rencontre, le Garde des Sceaux, ministres de la Justice, Me Malick Sall a déclaré que la justice a joué son rôle dans la réussite de la riposte contre la Covid-19.

Selon lui, si le Sénégal a été classé deuxième mondial pour sa gestion de cette crise sanitaire, c'est grâce aux sacrifices des travailleurs de la justice qui ont exécuté les instructions du président de la République en suspendant toutes les décisions de la justice.

Si le Sénégal est deuxième dans le classement mondiale des pays qui ont mieux géré la pandémie de Covid-19, la justice y est pour quelque chose, a dit le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Malick Sall, hier, jeudi 22 octobre 2020, lors de l'atelier organisé par le centre de renforcement de l'Etat de droit et des institutions judiciaires (CREDIJ) sous le thème : «Impacts de la pandémie Covid19 sur l'exercice des droits et libertés».

Selon lui, «tous les travailleurs de la justice ont exécuté les instructions du président de la République, Macky Sall, par la suspension de toutes les décisions judiciaires.

Par exemple, durant toute la durée de l'état d'urgence, aucun locataire n'a été expulsé». Et le ministre de préciser que tout ce qui a été fait est en accord avec les textes de la législation sénégalaise.

Cet atelier est tenu afin de jauger l'action des pouvoirs publics face aux droits et libertés en cette pandémie de Covid-19, note-ton dans un document distribué à la presse.

Pour ce qui est des libertés, il s'agit notamment de libertés individuelles, des droits et libertés socio-économiques...

«Il s'agit également d'évaluer l'arsenal juridique mobilisé, caractérisé par de mesures exorbitantes de droit commun, proportionnellement aux restrictions des droits et libertés imposées aux citoyens.

Car le respect des droits et libertés doit être également de rigueur dans la lutte contre le virus».

L'objectif général de cet atelier est de faire un diagnostic, un état des lieux des impacts de la pandémie de Covid-19 sur l'exercice des droits et libertés au Sénégal.

Les objectifs spécifiques sont notamment faire un état des lieux de l'exercice des droits et libertés individuels et socio économiques face à la pandémie ; faire un point sur le contrôle par le juge du respect des droits et libertés en cette période de légalité d'exception ; partager et valider le plan d'action stratégique du CREDIJ ; dégager des recommandations et perspectives.

«Ce n'est pas pour rien que l'Emir du Qatar a choisi le Sénégal, en Afrique de l'Ouest, pour abriter un centre pareil», ajoutera le ministre de la Justice.

ME MALICK SALL INTERPELLÉ SUR L'AFFAIRE TELIKO «Je n'ai pas le droit d'en parler»

Les journalistes sont encore restés sur leur fin concernant procédure disciplinaire enclenchée par le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), saisi par le ministère de la Justice, contre le juge et président de l'Union des magistrats Sénégalais (UMS), Souleymane Téliko.

Convoqué et auditionné par l'Inspection générale de l'administration de la Justice (IGAJ), le 18 septembre, pour avoir déclaré, sur iRadio, qu'il y a eu violation de la présomption d'innocence de Khalifa Ababacar Sall, ancien maire de Dakar, l'audition du magistrat par le Conseil de discipline du Conseil supérieur de la magistrature, annoncée à Ziguinchor pour le 19 octobre dernier, est finalement reportée au 28 octobre prochain Dakar.

Interrogé sur cette procédure, le ministre Me Malick Sall a esquivé la question. Il a tout simplement répondu : «c'est une procédure qui est entre les mains du Premier président de la Cours suprême, vous comprendrez que je ne puisse pas en parler parce que je n'ai pas le droit le droit d'en parler».

Plus de: Sud Quotidien

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