Congo-Brazzaville: Sécuité sociale - Evariste Ondongo explique la situation des pensions des ex-agents de la BCC

Saisie par une requête des ex-agents de l'ex- BCC sur la question de leurs pensions, la Commission santé, affaires sociales, genre, famille et développement durable du Sénat conduite par sa présidente Odette Massoussa a auditionné, le 23 octobre à Brazzaville, le directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) , Evariste Ondongo.

« Nous sollicitons des éclairages qui permettront de mieux nous imprégner du dossier des pensions des ex-agents de la Banque commerciale congolaise (BCC)», a déclaré Odette Massoussa avant de passer la parole au directeur général Evariste Ondongo de la CNSS qui a répondu à quelques questions de la Commission au nombre desquelles, que savez -vous de la situation des ex-agents de la BCC admis à faire valoir leur droit à la retraite ? et A combien s'élève la dette de la BCC vis-à-vis de la CNSS?

Dans ses réponses, Evariste Ondongo a rappelé à la Commission que la situation actuelle de la CNSS est dominée par l'irrégularité des versements des cotisations par l'Etat et ses démembrements.

« L'Etat, garant de la sécurité sociale, n'honore pas de manière régulière ses engagements vis-vis de la CNSS y compris tous ses démembrements, parmi lesquels les collectivités locales, les établissements publics, les institutions de la République », a-t-il souligné.

Il a indiqué qu'à l'état actuel des choses, il ne s'agit pas que des travailleurs de l'ex-BCC mais de l'ensemble des travailleurs des sociétés qui ne sont pas à jour dans leurs cotisations. En 2016, a-t-il souligné, le Conseil d'administration avait pris une délibération demandant à la CNSS de surseoir le traitement des dossiers de tous les employeurs qui ne sont pas à jour dans leurs cotisations y compris l'ex-BCC.

« La dette de l'ex-BCC à l'endroit de la CNSS fait partie des 200 milliards FCFA que l'Etat doit à la CNSS » ,a-t-il ajouté. Et, le Conseil d'administration a exigé que l'Etat négocie un moratoire avec la Caisse nationale de sécurité sociale et une fois ce moratoire conclu, la CNSS pourra prendre en charge les dossiers de ces entreprises.

« La ressource principale de la CNSS est la cotisation. Sans celle-ci, la CNSS ne peut pas fonctionner », a-t-il renchéri avant de conclure qu'« à cette allure où vont les choses, on arrivera à un moment où il n'y aura plus de caisse de sécuité sociale et plus personne n'aura la pension. Il est urgent pour la survie de la caisse que l'Etat honore sa dette s'élèvant à 200 milliards FCFA » a-t-il conclu.

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