Angola: La police récupère plus de quatre mille armes à Bié

Cuito (Angola) — Quatre mille 423 armes à feu, de calibres divers, détenues illégalement par la population, ont été collectées dans la province de Bié, au cours des 12 dernières années, dans le cadre de la campagne de désarmement de la population civile.

L'information a été rendue publique, samedi, à Cuito, par le coordinateur provincial de la sous-commission technique du processus de désarmement de la population civile, à Bié, Domingos Paulo, après l'acte qui a marqué les célébrations de la Semaine internationale du désarmement, qui se déroule du 23 au 31 d'octobre.

A l'occasion, le sous-commissaire Domingos Paulo, a déclaré qu'au cours de la même période ont été collectés 1538 chargeurs différents, 129.815 munitions différentes, 33.563 projectiles de divers calibres, 2.671 mines antipersonnel et antichar.

Au cours de la même période, selon la source, 39 caches d'armes ont également été découvertes et désactivées, avec 112 armes différentes, 42 .962 munitions de petit calibre, 27 missiles antichars, 52.972 projectiles de divers calibres, deux mille 655 mines antipersonnel et antichars, entre autres.

Domingos Paulo a indiqué qu'au cours de la période en question, l'Organisation britannique de déminage «The Hallo Trust» a également détruit 4.211 armes à feu de différents calibres, 127.346 explosifs de divers calibres et 1.248 mines.

Sept canons de 106 mm, 41 tuyaux PKM, 40 missiles antichars, neuf têtes de canon de combat de 130 mm, cinq mille 368 mines antipersonnel et antichar, 27 charges RPG-7, 40 charges de mortier de 60 mm, neuf capsules détonantes, 169.667 munitions de petit calibre, ont également été détruits.

La source a également souligné que 306 personnes, impliquées dans la possession illégale d'armes à feu et d'autres armes, ont été arrêtées, dont 66 déjà jugées.

Pour sa part, le vice-gouverneur du secteur politique, sociale et économique, António Manuel, représentant le gouverneur Pereira Alfredo, a encouragé la police nationale à redoubler d'efforts dans la collecte coercitive des armes qui peuvent encore être en possession de la population civile.

La tâche, a-t-il fait allusion, ne devrait pas incomber uniquement à la police nationale, mais également impliquer d'autres forces de défense et de sécurité, avec la collaboration des autorités traditionnelles, des entités religieuses, des partis politiques, des commissions de résidents, des médias et d'autres acteurs.

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