Sénégal: Infrastructures sans gros impacts sur les écosystèmes et les communautés - Société civile et ONG engagent le dialogue

24 Octobre 2020

Un atelier autour du thème "comment favoriser le dialogue des parties prenantes pour réussir des infrastructures qui minimisent les impacts sur les écosystèmes et les communautés ?", a réuni les 22 et 23 octobre 2020 à Saly-Portudal divers acteurs.

Les représentants du Projet de réduction des impacts des infrastructures sur les écosystèmes (Prise) mis en œuvre par le partenariat régional pour la conservation marine et côtière (Prcm), l'association Wetlands International Africa, la société civile, des acteurs de la recherche et des membres des communautés impactées par les infrastructures ont mené cette réflexion.

La rencontre a été axée sur de multiples questions relatives à l'existant, d'un point législatif, sur les lois protégeant le milieu naturel et humain par rapport à la réalisation des infrastructures. Elle a abordé la dynamique et les alternatives liées à l'évolution de l'installation d'ouvrages le long du littoral et ses conséquences. Pour Henri Lo, le président de Gaia, les infrastructures sont importantes pour le développement du pays et des communautés. Par conséquent, elles seront au centre d'une question essentielle, leur gestion et influence dans le milieu naturel et humain, les écosystèmes et les communautés.

A l'en croire, l'objectif principal de son association est de travailler à la prise en compte des données environnementales dans la réalisation des infrastructures pour en amoindrir les impacts. Ainsi, la place de l'environnement dans le dispositif reste dans leur ligne de mire. Henri Lo a rappelé la position du Sénégal, signataire de nombreuses conventions, sur la protection et la conservation de la nature notamment des changements climatiques, de la biodiversité et des impacts des infrastructures.

Selon ses propos, le cadre réglementaire est à revisiter pour voir comment assurer la sauvegarde des ressources avec des moyens appropriés. Il s'est désolé de l'existence de lois en mal d'application sur des questions aussi essentielles. Il a évoqué l'absence de personnes pouvant éclairer sur la loi d'orientation sur les infrastructures. Sa remarque s'étend à l'inexistence d'une lettre de politique de développement des infrastructures et de leur impact.

Tout en abordant le conseil des infrastructures méconnu par bon nombre de communautés existant pourtant depuis 2004 et jouant le rôle d'inspection et de surveillance.

Madame Aminata Ceesay, la coordinatrice du Prise a parlé de la protection des écosystèmes, du soutien des communautés dans la sauvegarde des espaces paysagers comme la mangrove, les herbiers marins et les tortues marines. Ces éléments du milieu naturel, selon elle, constituent des attractions pour des activités comme la pêche et le tourisme. Ils restent des motifs essentiels à prendre en compte dans la lutte contre la pollution et le blocage lié à ce phénomène. Elle a souhaité l'intégration de tous ces aspects et un renforcement des capacités à s'y investir.

Plus de: Sud Quotidien

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