Afrique de l'Ouest: Situation post-électorale tres tendue en Guinée - Déthié Faye et Cie demandent à la CEDEAO d'intervenir vite

24 Octobre 2020

La situation qui prévaut en Guinée en cette période postélectorale marquée par la violence, préoccupe les membres de la Convergence pour la démocratie et la République/ Fonk sa Kaddu (Cdr/Fsk). Dans une déclaration rendue publique hier, vendredi 23 octobre, Déthié Faye et compagnie appellent la Cedeao à intervenir le plus vite possible.

En Guinée, la Commission électorale a annoncé mercredi soir de nouveaux résultats partiels de la présidentielle de dimanche dernier. Les résultats provisoires au niveau national ne sont pas encore connus pour ce scrutin, mais déjà les violences à Conakry et dans d'autres villes du pays ces derniers jours, inquiètent plus d'un. Il en est ainsi des acteurs politiques, plus précisément ceux de la Convergence pour la Démocratie et la République/ Fonk sa Kaddu (CDR/Fsk).

Dans une déclaration parvenue à la rédaction hier, vendredi 23 octobre, le président dudit parti, Déthié Faye, indique suivre avec beaucoup d'attention la situation post-électorale en Guinée marquée par un climat de tensions et de violences ayant conduit à des morts d'hommes. Il est d'avis que les «acteurs politiques doivent comprendre et accepter que leur maintien et leur accession au pouvoir ne méritent pas des pertes en vies humaines».

Mieux, il pense que les candidats qui ont accepté de prendre part à la compétition doivent se soumettre aux dispositions organisant les élections dans ce pays. S'offusquant de la situation qui prévaut en Guinée voisine, le coordonnateur des non-alignés au dialogue politique est d'avis qu'«aucune manœuvre ou aucune manipulation tendant à s'attribuer une victoire non issue du suffrage du peuple souverain ne doivent être tolérées».

Par conséquent, lui et ses camarades de parti interpellent l'instance régionale. Dans la note, la Cdr/Fsk requière «une intervention rapide et ferme auprès des protagonistes pour les inviter à la sérénité en s'abstenant de toute initiative ou déclaration susceptibles de conduire la Guinée à un embrasement». Ne s'en limitant pas là, elle demande de «mettre la CENI devant ses responsabilités et veiller à ce que les résultats publiés soient ceux issus des urnes». Déthié Faye et compagnie trouvent, par ailleurs, que «la crise en Guinée doit préoccuper tous les pays limitrophes mais dans la phase actuelle il revient à la CEDEAO de monter en première ligne».

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