Angola: Des manifestants sont jugés ce lundi

Luanda — Cent trois personnes, détenues samedi dernier à la suite de la manifestation illégale contre la politique gouvernementale, vont être jugées sommairement ce lundi.

Selon le secrétaire d'État à l'Intérieur, Salvador Rodrigues, qui s'est entretenu à la Télévision publique d'Angola dimanche (TPA), parmi les détenus figurent des dirigeants et des militants de l'UNITA, le principal parti d'opposition.

C'est un groupe composé de 90 hommes et 13 femmes, accusés «d'émeutes et de désobéissance» aux autorités angolaises, qui avaient interdit la manifestation, de sorte à éviter une contamination massive du Covid-19.

Le décret présidentiel, en vigueur depuis le 24 octobre et qui a mis à jour les mesures de prévention et de contrôle de la propagation du Covid-19, établit que «les rassemblements, de toute nature, de plus de cinq personnes, ne sont pas autorisés sur la voie publique».

La marche, empêchée par la police nationale, a réuni des centaines de personnes, encouragées par des militants de la société civile et des membres de la direction de l'UNITA.

Ils ont tenté de protester contre la non-indication d'une date pour les élections municipales et le manque d'emplois, ainsi que d'exiger de meilleures conditions sociales.

La tentative de manifestation a été marquée par des affrontements avec les policiers, le vandalisme, blocage sur les routes et des incendies de pneus, la destruction des biens de la police et des passants. Six policiers ont été blessés lors des affrontements.

Selon Salvador Rodrigues, les forces de police sont descendues dans la rue uniquement pour assurer le maintien de l'ordre public et de la tranquillité, conformément au décret présidentiel sur l'état de calamité publique qui interdit les rassemblements de plus de cinq personnes.

"Les lois du pays doivent être respectées. Nous ferons tout pour nous conformer aux directives émises par l'exécutif", a-t-il déclaré, soulignant que, malheureusement, l'une des parties n'a pas respecté les règles imposées.

Le secrétaire d'État à l'Intérieur a regretté le fait que les dirigeants de l'UNITA aient été impliqués dans une action qui a abouti au désarroi et la désobéissance à l'autorité.

Il a appelé la société civile, en particulier les partis politiques ayant des sièges à l'Assemblée nationale, à utiliser des moyens légaux pour présenter leurs revendications.

"Soyez calme et, si nous nous concertons tous, les problèmes sociaux seront résolus à la satisfaction de tous les Angolais", a-t-il suggéré.

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