Angola: La gouverneure répudie la désobéissance à Luanda

Luanda — La gouverneure de Luanda, Joana Lina, a répudié, samedi, les actes d'outrage commis par des citoyens, lors d'une manifestation organisée par la société civile.

S'adressant à la presse, la gouvernante a déclaré que la manifestation n'avait pas fait de morts, mais avait entraîné des dégâts matériels à quantifier.

La manifestation, frustrée par la police nationale, n'a pas été autorisée par les autorités de la province de Luanda, en raison de mesures restrictives visant à prévenir et combattre la pandémie du Covid-19.

Selon le nouveau décret présidentiel sur la situation de catastrophe publique, en vigueur depuis samedi, les rassemblements de toute nature, supérieurs à cinq personnes, ne sont pas autorisés sur la voie publique ", pour prévenir les infections.

Toutefois, des centaines de citoyens, encouragés par des militants de la société civile et des membres du parti Unita, ont tenté de protester contre la non-indication d'une date pour les élections locales, le manque d'emplois, ainsi que d'exiger de meilleures conditions sociales.

La tentative de manifestation a été marquée par des actes de confrontation avec les forces de police, notamment des jets de pierres et d'autres objets, du vandalisme de biens publics, des barrières sur les routes et des pneus enflammés, par les manifestants, entraînant un nombre indéterminé de blessés et détenus.

Selon la gouverneure de Luanda, outre les dégâts causés et les contraintes de circulation, les manifestants n'ont pas respecté les directives contenues dans le décret présidentiel.

En dépit d'être un droit inscrit dans la Constitution, Joana Lina a fait appel au bon sens de la société, afin d'éviter les foules sur la voie publique, pour éviter la contamination.

"C'est une violation des mesures imposées par l'Exécutif, dont l'objectif est de protéger la vie des citoyens. Nous devons comprendre que c'est une maladie à transmission rapide et mortelle. Par conséquent, toute protection est peu", a-t-elle dit.

Selon la dirigeante, ce n'est pas la volonté de l'Exécutif angolais, mais plutôt une directive de l'OMS. "Il ne s'agit pas de prévenir ou de limiter les droits fondamentaux. Le Gouvernement ne fait que protéger la vie humaine", a-t-elle souligné.

La gouverneure de Luanda a averti que des actes du genre ne seront plus jamais tolérés à Luanda, invitant les Angolais à lutter pour la paix et le maintien de l'ordre public.

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