Cote d'Ivoire: Des observateurs de la Francophonie à la présidentielle d'octobre

Dix ans après le spectre de la violence, la tension monte à nouveau, à une semaine de la présidentielle en Côte d'Ivoire. Dans ce cadre, l'Organisation internationale de la Francophonie enverra une délégation d'une dizaine de personnes.

Le président Alassane Ouattara brigue un troisième mandat contesté. En cause, l'interprétation de la Constitution. Les opposants appellent à empêcher le scrutin. Une délégation de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), composée d'éminents juristes et d'experts électoraux, conduite par le Conseiller spécial de la secretaire générale, Désiré Nyaruhirira, prendra part à la présidentielle ivoirienne du 31 octobre. L'annonce a été faite suite à la rencontre avec le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Ibrahime Coulibaly-Kuibiert.

A l'issue d'une séance de travail à Abidjan, entre Ibrahime Coulibaly-Kuibiert et Désiré Nyaruhirira, ce dernier a assuré avoir reçu des gages de la CEI pour un scrutin « libre, transparent et démocratique ». « Je viens de rencontrer le président de la Commission électorale, à la demande de Mme la secrétaire générale de l'OIF, parce que nous avons reçu une invitation de la part des autorités ivoiriennes pour accompagner la Côte d'Ivoire dans le processus électoral en cours. C'est une marque de confiance indéniable. Et nous sommes très heureux de mettre à contribution notre expertise. Comme vous le savez, nous déployons souvent des missions dans les processus électoraux en cours. Et nous en avons pas mal en Afrique », a assuré le chef de la délégation de l'OIF.

La communauté internationale prête à accompagner la Côte d'Ivoire

Suite à la situation de surchauffe à l'approche de la présidentielle, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), l'Union africaine (UA) et les Nations unies, ont décidé d'être présentes en Côte d'Ivoire. Des observateurs neutres veilleront à la tenue d'une élection « crédible, ouverte, transparente, pacifique et inclusive », a-t-on appris. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, s'inquiète de la situation tendue dans le pays avant l'élection présidentielle du 31 octobre. Il a réitéré son appel aux leaders politiques et d'opinion pour qu'ils « rejettent tous discours haineux et incitations à la violence d'inspiration politico-ethniciste » et encouragé « tous les acteurs politiques et leurs partisans à s'engager dans un dialogue constructif et à créer un environnement propice à la tenue d'élections inclusives et pacifiques », à moins d'une semaine de l'élection présidentielle cruciale en Côte d'Ivoire.

L'histoire de la Côte d'Ivoire begaie-t-elle ?

Dix ans après une sanglante crise post-électorale, la Côte d'Ivoire est en train de sombrer à nouveau. Delà plus de 50 morts, des blessés et mutilés. En cause, le troisième mandat du président sortant Alassane Ouattara. Les acteurs n'ont pas changé. En 2010, c'est Laurent Gbagbo, au pouvoir 2000, qui cherche à tout prix à se faire réélire. Il quittera le Palais présidentiel sous la contrainte des armes de la rébellion et des forces françaises. Aujourd'hui c'est son successeur et principal rival, Alassane Ouattara, au pouvoir depuis dix ans, qui refuse de céder son fauteuil. S'en tenant à une certaine interprétation non -partagée de la constitution par l'opposition. Surtout, il avait promis de ne pas se représenter. En août dernier, suite à la mort brutale de son dauphin, Amadou Gon Coulibaly, il décide de rebattre les cartes.

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