Congo-Brazzaville: Bouenza - Des postes de distribution d'électricité à ciel ouvert

Certains dispositifs qui alimentent quotidiennement en électricité les quartiers de quelques communautés urbaines du département de la Bouenza méritent un peu plus d'attention.

Dans un coin retranché, à quelques encablures du boulevard de Madingou, un poste de distribution d'électricité est érigé. A première vue, l'on aurait l'impression que le dispositif n'est qu'un vestige, vétuste, qu'il ne marche plus. Un petit tissu accroché aux fils barbelés porte la mention « danger » qui est presque illisible et interdit de s'y approcher. Les câbles qui sont sortis de terre peuvent constituer un danger en cas de flaque d'eau. Le vrombissement en sourdine, qu'il faut observer de plus près, constitue autant de signes qui prouvent que le distributeur d'électricité surnommé « Koumba » marche et alimente le quartier Moukoko-Tadi et bien d'autres zones de Madingou-Gare.

« Tout fonctionne normalement et nous avons l'électricité 24h/24. Nous savons que c'est un danger mais personne ne s'y approche même les petits enfants connaissent la consigne », expliquent les habitants aux alentours.

A Bouansa, communauté urbaine située à environ dix-sept kilomètres de Madingou, la situation est similaire. A quelques pas du Centre de santé intégré de la localité, il y a un poste de distribution d'électricité. Les barbelés autour servent de barrière. Deux portes en fer ayant servi un autre bâtiment, superposées verticalement à l'entrée, empêchent l'accès à tout venant. Un bâtiment à côté ayant sans nul doute abrité les équipements électriques portent les stigmates d'un incendie. L'idée d'un éventuel danger ne traverse pas visiblement l'esprit des populations qui se montrent prudentes et averties. L'électricité, il y en a « pamba-pamba », disent les jeunes qui jouent au football aux alentours dans la langue vernaculaire, c'est à dire 24h/24.

A en croire certains sachants, il est nécessaire de renforcer la sécurité autour de ces installations selon les règles de l'art. Le pire n'est jamais souhaité mais il peut arriver.

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