Burkina Faso: Galian 2020 - Sidwaya remporte six prix

26 Octobre 2020

La 23e édition des nuits des trophées Galian a connu son apothéose, le vendredi 23 octobre 2020 à Ouagadougou, au cours de laquelle sept prix spéciaux et plus d'une quinzaine de prix officiels ont été décernés. A l'occasion, le nom du successeur de Hugues Richard Sama est dévoilé : Tiga Cheick Sawadogo du journal LeFaso.net, a été consacré meilleur journaliste.

Le prix du Super Galian ou du meilleur journaliste burkinabè est revenu cette année à Tiga Cheick Sawadogo du journal en ligne LeFaso.net. Il remporte, à cet effet, un chèque de 3 millions FCFA, un trophée, une attestation, et une villa de 20 millions FCFA. Les articles primés, « Terrorisme au Burkina Faso : A Titao, de la résilience en attendant la résistance » et « Burkina : Djibo, la ville qui refuse de sombrer », mettent en lumière la question de l'insécurité au Sahel. La cérémonie de remise des prix a eu lieu, le vendredi 23 octobre 2020 à la salle des banquets à Ouagadougou.

Par la voix de Victorien Aymar Sawadogo, les 40 membres du jury ont énuméré un certain nombre de manquements à travers les œuvres soumises. Pour ce faire, il a encouragé les candidats et les lauréats au concours tout en indiquant que la perfection est inaccessible à tout œuvre humaine. Il a, en outre, évoqué des manquements qui ont émaillé les œuvres soumises. En guise de recommandations, le jury a, à l'endroit de la Direction générale des médias (DGM), suggéré son implication dans la formation journalistique de type continu au prix Galian.

De plus, il a invité les journalistes à participer à ces renforcements de capacité en vue d'être au diapason. M. Sawadogo a, par la suite, conseillé qu'au regard des œuvres rejetées en matière de confusion de genre, les rédactions sont interpellées à développer la formation en genre rédactionnel et en présentation. A cela, le jury a préconisé aux organisateurs la création d'une catégorie Web TV pour les éditions à venir, des formations à la prise de son, de vue et au montage.

« Réduction de prix »

« Avec plus de deux décennies de croissance, les prix Galian sont entrés dans une période difficile à la suite de l'effet pervers de la COVID-19 avec son corollaire de réduction des partenaires, voire des prix spéciaux », a fait savoir le ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Rémis Fulgence Dandjinou. Mais, loin de céder au découragement, a-t-il poursuivi, son département a voulu tenir le pari de l'édition 2020. Et de préciser que la traditionnelle nuit annuelle de récompenses a pour objectif de créer une émulation des hommes et femmes des médias à embrasser le professionnalisme.

Tout en affirmant sa satisfaction pour le travail abattu par le jury, le président du Conseil supérieur de la communication (CSC), Mathias Tankoano, a félicité les journalistes pour leurs productions. A l'écouter, l'honneur d'être parrain constitue, pour lui, une marque de reconnaissance. Aussi, conscient du rôle que peut jouer les hommes de médias dans la période électorale, il a interpellé à rester professionnels, prudents dans ces moments pour des élections apaisées. M. Tankoano a invité les journalistes à se former davantage avec plus de rigueur pour un traitement juste de l'information.

La présidente d'honneur de cette 23e édition, Aminata Ouédraogo s'est réjouie de la tenue de cette activité phare qui vise à la création des produits journalistiques de qualité. A l'en croire, les prix Galian apparaissent comme un label d'excellence du secteur des médias. Car, depuis sa création en 1997, le concours prix Galian a pris des galons au fil des années en rehaussant la valeur des prix et la mise en place des prix spéciaux. Choses qui constituent, a-t-elle noté, une valeur ajoutée qui magnifie l'excellence des hommes et femmes de médias. Du reste, Mme Ouédraogo a estimé nécessaire le renforcement permanent des connaissances afin d'éviter toute dérive.

En rappel, la 23e édition des prix Galian a enregistré 189 candidatures soit 378 œuvres journalistiques dont 67 candidatures en presse écrite, 52 en radiodiffusion sonore, 28 en radiodiffusion télévisuelle, 21 en langues nationales, et 21 en presse en ligne.

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Des lauréats de la « maison commune » se prononcent

Mahamadi Sebogo (prix spécial de la Maison de l'entreprise et le meilleur dossier):

«Pour une première participation, c'est un sentiment de satisfaction. Mais aussi une interpellation à toujours mieux faire ! Je suis arrivé à Sidwaya en 2018 et mes productions de 2019 sont aujourd'hui primées. Cela a été possible grâce aux devanciers de la rédaction qui étaient toujours disposés à m'encadrer, à me conseiller, à m'orienter ! La production journalistique est une œuvre collective et sur toute la chaîne, tout le monde a mis la main à la pâte. Je leur suis reconnaissant. Je remercie le Directeur général de Sidwaya qui m'a toujours encouragé dans mes différentes initiatives. Je traduis également ma reconnaissance à ma grande famille et à mes amis pour leurs constants et multiples soutiens. Je rends grâce à Dieu et je dédie ces prix à mes défunts parents pour le sacrifice consentis pour que je sois à l'école, pour les valeurs du travail bien fait qu'ils m'ont inculquées.

Mamady Zango (meilleur reportage dans la catégorie presse écrite :

« C'est d'abord un sentiment de joie pour ce prix et la reconnaissance envers les acteurs qui sont au niveau de la chaine de production. Car le journal est un travail d'une équipe. Ce prix au-delà de la récompense est plus une invite à persévérer. Je remercie toutes les personnes qui contribuent à ma formation surtout le personnel de la maison commune. Dans ma première œuvre primée intitulée : « Manga : la marche vers le développement », j'ai fait la description du changement de la ville en termes d'infrastructures, parce que Manga était considéré comme une capitale par accident au regard de sa proportion. L'autre œuvre parle des enfants en situation de handicap. Toutefois, il faut reconnaître que pour un travail intellectuel, la collecte de l'information n'est pas toujours facile car les personnes ne sont pas prêtes à parler ».

Tiga José Marie Rémi Zoéringré (prix de la meilleure photo de presse) :

« A pareille occasion, on ne peut qu'exprimer un sentiment de fierté d'avoir été primé aux Galian. C'est aussi pour moi, une invite surtout à redoubler dans l'excellence pour une presse professionnelle. Je rends un vibrant hommage aux Galian et que Dieu bénisse le Burkina Faso ! »

Boubié Gérard Bayala (prix spécial Chambre de Commerce):

« Naturellement, c'est un sentiment de satisfaction qui m'anime et en même temps c'est un prix que nous dédions à toute l'équipe de la rédaction parce que c'est un travail collectif. À travers ce prix, j'ai une pensée à l'endroit de tous les producteurs qui font les efforts pour soutenir ces jeunes diplômés qui essaient de s'insérer à travers l'agriculture qui est un métier noble . Nous dédions ce prix au monde rural »

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