Algérie: Attar - La sécurité énergétique nationale assurée au moins jusqu'en 2040

Alger — La sécurité énergétique nationale sera assurée au moins jusqu'en 2040, notamment grâce à des réserves prouvées de 2.500 milliards de m3 de gaz et 1,7 milliards de tonnes de pétrole, a indiqué lundi à Alger le ministre de l'Energie, Abdelmadjid Attar.

Intervenant sur les ondes de la radio nationale Chaine III, M. Attar a fait savoir qu'"il n'y a pas de problème pour la sécurité énergétique au moins jusqu'en 2040" tout en faisant observer que la problématique intervient au niveau des recettes à l'export, ainsi que la consommation énergétique locale de plus en plus croissante.

De plus selon le ministre, il s'agit de renouveler les réserves d'hydrocarbures, de changer le mode d'exploitation des gisements tout en développant l'économie d'énergie et le renouvelable.

Selon M. Attar, les recettes d'exportation d'hydrocarbures de l'Algérie pour l'année 2020 devraient atteindre 23,5 milliards de dollars si les cours du baril de brut se maintiennent autour de 40 dollars, alors que les mêmes recettes pour l'année 2019 étaient autour de 34 milliards de dollars.

Interrogé sur la question de revoir les subventions énergétiques du pays, il a estimé que "cette question des subventions doit être sereinement discutée" sans toucher aux petits revenus.

A propos de la rationalisation et de l'efficacité énergétique, M. Attar a souligné que cela doit se faire en priorité au niveau des secteurs de l'habitat et du transport.

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"Concernant le transport, nous sommes en train d'accélérer la consommation de GPLc. Nous préparons également la mise en œuvre du gaz naturel carburant (GNC)", a-t-il indiqué.

Par ailleurs, en ce qui concerne les filières à développer dans le secteur énergétique, M. Attar a souligné l'intérêt de développer la pétrochimie ainsi que ce qui est en aval de la pétrochimie en impliquant les PME/PMI pour réaliser les produits finis.

S'agissant de la conduite de gaz d'El Oued provoqué par la crue, il a mis en exergue "un problème de suivi et de maintenance", notant que la conduite n'était pas protégée par des structures de fixation.

Evoquant le gazoduc OB1 au niveau de Touggourt, M. Attar a rappelé que cette conduite date de 1959, suggérant que la fuite a fait suite à un problème de maintenance.

"Un comité de pilotage, impliquant les secteurs de l'environnement, de l'agriculture et de l'eau a été mis en place pour localiser les risques au niveau des pipes et prendre des mesures nécessaires", a fait savoir le ministre.

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