Congo-Kinshasa: Les FARDC et la MONUSCO empêchent une incursion de rebelles CODECO dans Bunia

communiqué de presse

La MONUSCO a renforcé son dispositif sécuritaire à la périphérie de la ville de Bunia, en Ituri, après que les rebelles du groupe armé CODECO/ALC (Alliance pour la libération du Congo), réfractaire au processus de paix, ont tenté une incursion dans cette ville. Ces miliciens fidèles au chef rebelle dit "Loup de montagne" ont attaqué, très tôt le samedi 24 octobre 2020, une position des FARDC près de Dele, à 6 km au sud-est de Bunia.

Réaction rapide de la MONUSCO

La MONUSCO a dépêché une unité d'intervention rapide afin de soutenir l'armée congolaise et repousser ces assaillants. La Mission a ensuite déployé un hélicoptère armé ainsi qu'une patrouille afin de dissuader toute nouvelle action des rebelles contre la ville.

En patrouillant, les casques bleus sont tombés sur des miliciens qui brûlaient une maison vers Dele. A la suite d'un échange de tirs, elle a réussi à les déloger. Une unité d'intervention rapide des soldats de la MONUSCO a aussi été envoyée en soutien à la patrouille pour empêcher toute nouvelle propagation de la violence vers le centre-ville de Bunia.

La population locale a salué l'intervention des forces de la MONUSCO ainsi que l'appui apporté aux FARDC en vue d'arrêter l'avancée des rebelles.

Entre-temps, dans la ville de Bunia, la MONUSCO a organisé une patrouille de sécurisation autour des camps des personnes déplacées. Une patrouille essentiellement féminine, composée des femmes de la Police des Nations Unies, dont celles de l'Unité de Police Constituée sénégalaise.

L'objectif était de rassurer ces personnes gagnées par la panique suite à ces affrontements.

« Nous entendons des coups de feu, sans trop savoir ce qui se passe. La psychose a gagné le site où vivent des personnes déjà traumatisées. Avec la présence de la MONUSCO et de ses policiers, on se sent un peu rassuré », a déclaré une femme déplacée.

Origine du problème

Les miliciens CODECO avaient répondu favorablement à l'appel du chef de l'Etat congolais, Félix-Antoine Tshisekedi, de déposer les armes ; un appel lancé à travers d'anciens seigneurs de guerre de la région.

Mais la faction CODECO/ALC, active dans le walendu Tatsi, à Ezekere, à plus ou moins 17km de Bunia, dans le territoire de Djugu, a finalement décidé, de façon unilatérale, de se soustraire au processus de paix. Ses éléments ont recommencé à commettre des exactions contre les civils, dont des pillages, vols et incendies, etc.

Vu le contexte volatile et imprévisible de la situation sécuritaire dans la région, les Casques bleus de la MONUSCO restent mobilisés pour la protection des civils, et particulièrement celle des personnes vulnérables.

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