Sénégal: Rapport quadriennal sur la convention UNESCO 2005 - Le pays reste fidèle à ses engagements internationaux

27 Octobre 2020

Le rapport quadriennal sur la mise en œuvre de la Convention Unesco 2005, dont la restitution a eu lieu lundi, relève la nécessité de soutenir des systèmes de gouvernance durables par la culture. Le Sénégal vient ainsi de matérialiser son respect à ses engagements internationaux.

Après le premier soumis en 2016, le Sénégal a rédigé son second rapport quadriennal de mise en œuvre de la Convention de l'Unesco sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles (Convention 2005).

La restitution de ce rapport après plusieurs mois de travail, en dépit du contexte difficile de pandémie de coronavirus, traduit la ferme volonté du gouvernement de respecter ses engagements internationaux.

Cela relève également de la place centrale qu'occupe la culture dans les politiques de développement de l'État.

Dans le premier rapport de 2016, il était surtout question de politiques et mesures relatives à la création, la production, la diffusion, la distribution et la participation culturelles. C'est un travail inclusif, informe Moustapha Tambadou, rapporteur général, qui s'est fait dans toutes les zones du pays.

Avec la Convention Unesco 2005, les acteurs s'engagent à travailler pour la promotion des diversités culturelles et la prise de conscience de la valeur de celle-ci. Il s'agit d'un droit de souveraineté des États, explique M. Tambadou, à élaborer leur propre projet de politiques culturelles.

La soumission du rapport à l'Unesco a été effective depuis juillet 2020. Abdoulaye Koundoul, point focal de la Convention 2005, parle d'un travail «méticuleux et passionné» sur des politiques et mesures culturelles de «notre» pays qui a donné «la priorité à une Politique culturelle en étroite cohérence avec la Convention».

Ce rapport met, entre autres, l'accent sur la nécessité de soutenir des systèmes de gouvernance durable par la culture, un échange équilibré de biens et services culturels, la mobilité des artistes et des professionnels de la culture, la prise en compte de la culture dans les cadres de développement durable.

Mais aussi la promotion des droits de l'Homme et des libertés fondamentales. «Le rapport quadriennal 2020, tout comme les stratégies renforçant l'endurance des expressions culturelles et artistiques face à la pandémie, nous rassurent sur les réserves d'énergie permettant, à la fois, de maintenir le cap et de construire un futur à la mesure de nos ambitions», explique le Secrétaire général du ministère de la Culture et de la Communication.

À cela s'ajoute, poursuit Habib Léon Ndiaye, la mutualisation des compétences et expériences de toutes les composantes du secteur culturel quand il s'est agi de mobiliser toutes les ressources humaines, financières et matérielles disponibles pour éviter les effets mortifères du cataclysme.

À son avis, les résultats impressionnants obtenus dans ce rapport «n'édifient pas seulement avec lucidité et quasi exhaustivement sur l'existant, mais nous mettent également en face de nos responsabilités sur les alertes et défis du futur».

Ce rapport relève que la Lettre de politique sectorielle de développement de la culture pour la période 2019-2023 fait explicitement référence à la Convention 2005 de l'Unesco et inspire les politiques publiques de la culture.

En outre, elle intègre le Plan Sénégal émergent (Pse, 2014-2035) assignant au secteur culturel une contribution à la transformation structurelle de l'économie.

Plus de: Le Soleil

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.