Kenya: Le défi de la sécurité alimentaire ne se pose pas au Kenya ou au Maroc, où l'agriculture est placée au sommet des priorités de l'État

Nairobi — Le défi de la sécurité alimentaire ne se pose pas au Kenya ou au Maroc, où l'agriculture est placée au sommet des priorités de l'État, souligne l'ambassadeur du Maroc au Kenya et au Burundi, El Mokhtar Ghambou dans une chronique publiée par le journal kenyan "The Standard".

Pour M. Ghambou, les défis de la sécurité alimentaire en Afrique ne sont pas insurmontables. "Si tous les acteurs du domaine agricole prennent les bonnes mesures, l'Afrique sera en mesure non seulement de nourrir sa population, qui devrait doubler d'ici 2050, mais aussi d'exporter des produits alimentaires vers le marché mondial".

Il a cité à ce propos le Plan national Maroc Vert, lancé en 2008 avec l'objectif de planifier 12 millions d'arbres fruitiers chaque année, une initiative qui va de paire avec l'engagement du Kenya à assurer la sécurité alimentaire de tous ses citoyens, qui est l'un des objectifs essentiels du programme prometteur du Big-Four présidentiel. "Ces deux stratégies peuvent servir de référence pour d'autres pays africains", a-t-il soutenu.

Le diplomate marocain a évoqué, dans ce cadre, le groupe OCP qui est un acteur de l'agriculture durable africaine et le plus grand producteur mondial de phosphate et de ses dérivés, soulignant que l'OCP offre un grand potentiel pour augmenter la production alimentaire grâce à une fertilisation améliorée et adéquate des sols. Les agriculteurs de pays aussi divers que le Ghana, le Nigéria, la Tanzanie, l'Éthiopie et récemment le Kenya dépendent d'engrais écologiques et personnalisés de l'OCP pour augmenter leur production, a-t-il affirmé.

M. Ghambou a ajouté que l'OCP ne se contente pas de fournir des engrais, mais propose une approche holistique de l'agriculture durable, basée sur la mise en place de partenariats public-privé, la fourniture de pratiques de recherche innovantes, la réalisation d'analyses de sol et la facilitation de l'accès des agriculteurs aux marchés et aux compétences commerciales. "En effet, a-t-il dit, une partie de la réussite africaine de l'OCP réside dans l'engagement de l'entreprise à mettre l'agriculteur et son environnement au cœur de ses politiques économiques et de ses stratégies d'investissement".

"Aujourd'hui plus que jamais, nous sommes en droit de réaliser le rêve de la sécurité alimentaire de nos pères fondateurs si l'unité africaine que nos dirigeants actuels chérissent au niveau politique se traduit par une politique économique panafricaine, dans laquelle l'agriculture doit jouer un rôle essentiel", a soutenu le diplomate marocain, ajoutant que tous les espoirs reposent actuellement sur l'accord de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Il a ajouté que la ZLECAF constitue "un pas en avant historique, qui transforme les barrières commerciales en ponts de coopération Sud-Sud".

"Bien au-delà des blocs économiques géographiquement orientés comme le COMESA, la CEDEAO ou la SADC, la ZLECAF rassemble des régions économiquement diversifiées afin de rendre le commerce intra-africain plus compétitif et plus complémentaire", a-t-il expliqué.

Plus de: MAP

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