Maroc: Le Centre continental de la lutte d'El Jadida, un acquis sportif national et un pôle de développement de la lutte en Afrique

El Jadida — Le Centre continental de la lutte d'El Jadida, qui a vu le jour en 2017, est un acquis sportif national et un pôle de développement de la lutte sur le continent africain.

L'espace sportif, équipé des dernières technologies respectant les standards internationaux, contribuera inévitablement au développement des compétences des lutteurs marocains et africains et offrira une plate-forme de formation, d'entraînement et un cadre d'échange d'expériences.

A l'instar des lutteurs marocains, le centre continental de lutte, le premier au niveau africain, est mis également à la disposition des lutteurs africains, qui bénéficient du programme de la Solidarité olympique du Comité international olympique (CIO) afin de se préparer à un haut niveau.

Ce programme, placé en pole position du calendrier sportif du CIO, donnant aux Comités nationaux olympiques la possibilité de mettre en œuvre leurs programmations, a permis l'attribution des bourses de la solidarité olympique au profit des représentants de 46 pays africains au centre pendant la période 2017-2020 et l'organisation des sessions internationales de formation pour les arbitres et les entraîneurs.

Le centre de lutte est muni de plusieurs installations, dont une salle couverte équipée d'un tapis et des équipements sportifs acquis sous la supervision d'experts de la Fédération internationale, ainsi que d'autres installations importantes.

Il contient également des installations vitales à savoir une piscine, un sauna, une salle de musculation et de massage, des vestiaires, ainsi que des salles d'hébergement et des salles d'enseignement équipées d'un système de son et d'Internet haut débit.

L'épidémie du Coronavirus, qui a paralysé tous les sports dans diverses régions du monde, a incité les autorités compétentes à suspendre toutes les activités au niveau national et à fermer les espaces sportifs, y compris celles du Centre continental de lutte d'El Jadida depuis mars dernier. La décision a contraint les lutteurs des équipes nationales préparant les qualifications des Jeux Olympique de Tokyo 2020 de quitter le centre.

Cependant, cette fermeture forcée n'a pas empêché la Fédération royale marocaine de lutte de mettre le centre de lutte entièrement à la disposition du ministère de la santé et des pouvoirs publics pour l'utiliser comme établissement sanitaire ou d'hébergement. Ceci dans le cadre des initiatives qui s'inscrivent dans les efforts consentis par toutes les institutions et les établissements nationaux afin de faire face aux répercussions du Coronavirus à El Jadida.

A cet égard, le président de la fédération, Fouad Meskout, a dit regretter la suspension du programme préparatoire de la solidarité olympique impliquant les lutteurs marocains et africains pour une période de plus de six mois en raison de l'épidémie du Coronavirus, après la fermeture du Centre continental africain olympique d'El Jadida.

M. Meskout a déclaré que le fait de priver les athlètes des entrainements et l'accès aux gymnases ont été à l'origine de plusieurs problèmes, en particulier la prise de poids et la régression de la condition physique, ainsi que la perturbation de leur préparation pour les échéances précédemment programmées.

Quant à la construction du centre, le président de la fédération marocaine, également président de la Confédération africaine de lutte, a expliqué que la création d'un centre continental respectant les standards internationaux a commencé par un partenariat avec le conseil municipal et les autorités compétentes visant à permettre à la salle couverte, qui ne remplissait pas les conditions exigées, d'accueillir les entraînements et les compétitions nationales ou continentales.

"Il fallait que la réalisation de ce rêve soit conforme aux conditions imposées par la Fédération internationale de lutte et aux critères qui déterminent sa disponibilité dans de tels centres. Les mêmes critères appliqués aux centres de Belgrade et de Moscou", a ajouté M. Meskout.

Il a indiqué que des partenariats plus larges ont été conclus avec le ministère de la Culture, de la jeunesse et des sports, le conseil régional et le conseil de la province d'El Jadida, afin que les travaux commencent immédiatement pour réaliser cet édifice sportif. Ce qui a été fait dans un temps record après que toutes les conditions étaient réunies.

Le président de la Fédération internationale de lutte, en tant que membre du CIO, attiré par les efforts et le sérieux consentis par la Fédération royale marocaine de lutte pour la réalisation de ce centre, lui a accordé l'enseigne internationale, portant le nom du programme de la Solidarité olympique internationale.

M. Meskout a souligné que le centre a réalisé des exploits sans précédent, sachant que tous les membres venus de 15 pays africains dans le cadre du ciblage des athlètes de 46 pays qui bénéficient du programme de la Solidarité olympique, ont remporté des médailles d'or au niveau africain, et ont pu atteindre le championnat du monde réalisant la 5ème place.

Dans le même contexte, il a expliqué que ces champions africains, qui ont été reçus au sein du centre, ont bénéficié d'une carte de séjour et d'une bourse pour terminer leurs études, en plus des entrainements permanents et la formation dispensés au centre.

M. Meskout a exprimé son regret pour les nombreux champions marocains qui n'ont pas pu suivre ce programme, à l'exception du lutteur Ziad Ait Okram, qui s'est classé huitième au monde et qui a pu se qualifier aux JO de Tokyo, car leurs parents craignaient pour leur parcours académique.

La fédération avait mené l'expérience "Création d'un champion" dans le cadre de l'accompagnement et du suivi des lutteurs, a relevé M. Meskout. Ce qui a permis à de nombreux participants de remporter des médailles d'or au niveau du monde arabe et d'Afrique et se sont classés cinquième au niveau mondial, sauf que la conciliation entre la scolarité et le sport constituait l'obstacle qui entravait le succès de ce projet.

M. Meskout a tenu à rappeler que le centre a été d'un grand profit pour les lutteurs africains, contrairement aux pratiquants marocains, pénalisés par les vacances scolaires qui prennent une semaine et la suspension des entrainements pendant la période des examens qui peuvent nuire aux préparations des athlètes lors des six mois de formation.

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