Madagascar: Mesure de la pauvreté - D'autres dimensions non monétaires à considérer

Les indicateurs de pauvreté se limitent souvent aux revenus perçus par les ménages, qui sont évalués à moins de 1 dollar par jour.

« Cependant, cette pauvreté devrait être mesurée d'une manière plus large en considérant d'autres dimensions non monétaires. Il s'agit notamment de la santé, de l'éducation et du niveau de vie. D'où, la conception de l'Indice de Pauvreté Multidimensionnel (IPM) par l'OPHI (Oxford Poverty and Human Development Initiative), qui est utilisée par le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement), pour mesurer la pauvreté au niveau mondial », a expliqué Olivier Ramiandrisoa, le directeur général de l'Economie et du Plan, lors de l'ouverture officielle d'un atelier de consultation sur l'élaboration de l' IPM hier au Novotel à Alarobia.

Privation des droits. Différents secteurs et départements ministériels y participent pendant deux jours afin de définir d'une manière consensuelle la pauvreté dimensionnelle tout en tenant compte des privations des droits socio-économiques de chaque ménage. Au niveau de la santé, la nutrition et la mortalité infantile sont les indicateurs à utiliser. Concernant l'éducation, il faut prendre en compte l'achèvement scolaire et la fréquentation scolaire. Quant à la dimension Niveau de vie, le combustible utilisé pour la cuisson, l'accès à l'eau potable, l'électricité, l'assainissement, la possession de biens et le logement sont d'autres indicateurs entrant dans le calcul de l'IPM.

En revanche, « l'Indice de Pauvreté Multidimensionnel de Madagascar sera connu, pour la première fois, d'ici la fin de l'année. Il s'agit d'un autre indicateur utilisé pour le suivi des Objectifs du Développement Durable », a-t-il ajouté. Par ailleurs, il est estimé, avec l'IPM global, que 84% des personnes multidimensionnellement pauvres vivent en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud-Est. Or, « chaque pays a sa particularité. Il est ainsi préférable d'avoir un IPM au niveau national », selon Rasolofo Adamson, Economiste national au niveau du PNUD.

Plus de: Midi Madagasikara

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