Madagascar: Session parlementaire - Anosikely déserté par les sénateurs

Fin de mandat houleuse pour les sénateurs HVM qui ont boycotté l'ouverture de la cérémonie d'ouverture de la session parlementaire le 20 octobre dernier.

Si les députés sont bien lancés pour négocier la dernière ligne droite de la session parlementaire pour cette année, l'ambiance au Sénat est toujours morose. A Anosikely, les sénateurs semblent ne pas encore être prêts à entamer les travaux parlementaires qui les attendent durant cette session ordinaire du parlement. Le problème du budget noircit le ciel de la chambre haute et entretient cette morosité qui gagne le palais.

Conditions. Une semaine après l'ouverture officielle de la session, le Sénat ne donne pas encore son agenda durant les quinze prochains jours ouvrables. La situation donne l'impression que le temps semble s'arrêter à Anosikely. Le palais est déserté par les parlementaires, et ce depuis la cérémonie officielle d'ouverture de la session ordinaire, le mardi 20 octobre dernier. Beaucoup de sénateurs se trouvent encore dans les régions, nous a confié un d'entre eux. Une semaine après le début de la session, « il s'avère encore difficile pour certains de rejoindre la capitale avec les conditions qui prévalent », nous a signalé ce parlementaire, membre de la majorité.

Carburant. L'affectation du budget dans les caisses de cette institution afin de la faire tourner durant cette session ordinaire pose problème aux yeux de la majorité des sénateurs. Ils confirment ne pas avoir bénéficié, jusqu'à présent, du financement nécessaire pour se déplacer dans le cadre de la session. Selon le questeur du Sénat, Abdirassoul Mourad, aucune somme n'a été injectée dans le compte du Sénat pour alimenter la rubrique carburant du budget. Or, cette rubrique devrait financer le déplacement des sénateurs durant la session.

Versements. « L'image de la situation actuelle est telle qu'elle a été durant la cérémonie d'ouverture, la semaine dernière » , avoue notre interlocuteur. Chaises vides et couloirs déserts. Les premiers versements par le ministère de l'Economie et des finances, effectués ces derniers jours, n'ont pas suffi à résoudre le problème. Selon Abdirassoul Mourad, « la totalité des indemnités de session a été déjà versée dans le compte de chaque sénateur pour ce mois d'octobre ».Pourtant, jusqu'à présent, le blocage persiste. Le questeur, lui, suggère l'option selon laquelle « les sénateurs avanceront leurs frais de déplacement et le Sénat les remboursera une fois que le fonds prévu pour les carburants sera disponible dans les caisses ».

Bras de fer. Les fonds ont été débloqués par le ministère de l'Economie et des finances pour clôturer l'année au Sénat et pour tenir la session ordinaire du parlement. Mais la somme n'est pas suffisante, se plaignent les sénateurs. La situation inédite à Anosikely compromet, à cet effet, l'avancement des travaux parlementaires, dont essentiellement l'adoption de la loi de finances initiale 2021. Les sénateurs, de leur côté, issus de l'opposition, ne sont pas prêts à céder dans ce bras de fer qui les oppose au ministère de l'Economie et des finances.

Plus de: Midi Madagasikara

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