Maroc: Le Parc industriel Ain Cheggag...Une zone écologiquement responsable et économiquement prometteuse

Fès — Le parc industriel Ain Cheggag (PIAC), dont les travaux viennent d'être lancés dans la province de Sefrou, constitue une zone d'accélération industrielle (ZAI) aux multiples enjeux socio-économiques et environnementaux.

Dédié en grande partie aux industries très polluantes de cuir, le PIAC entend créer des emplois dans la région de Fès-Meknès, au taux de chômage supérieur à la moyenne nationale, tout en palliant à ce déficit en zones industrielles structurées, attractives et écologiquement responsables et productives.

"Le travail a été fait avec beaucoup de technicité pour faire en sorte que la partie environnementale soit prise en charge sachant que l'activité est très polluante". C'est en ces mots que le ministre de l'industrie, du commerce, de l'économie verte et numérique, Moulay Hafid Elalamy, s'est exprimé à la MAP lors du lancement de ce projet.

A cet effet, la nouvelle ZAI de la région Fès-Meknès est dotée d'une station d'épuration des eaux usées spécialisées, une manière de prévenir tout phénomène de pollution susceptible d'altérer l'écosystème de cette commune, nichée en pleine campagne de Sefrou.

"Le cuir est très polluant quand il est industrialisé. Il était important et essentiel de mettre en place toute l'infrastructure nécessaire pour que cette activité soit bénéfique à la région", a rassuré le ministre.

Même son de cloche chez Aziz Rabbah, ministre de l'énergie, des mines et de l'environnement, qui a estimé que la composante environnementale est désormais cruciale dans la réussite de tout projet industriel. Pour lui, l'objectif de la création du PIAC, auquel son département contribue à hauteur de 20 MDH, est de créer une zone industrielle répondant aux normes internationales, notamment environnementales.

Le PIAC est appelé à être une zone industrielle intégrée et non polluante au service des industriels et de l'export, a-t-il dit.

Côté professionnels, le projet est à la fois prometteur et innovant. Le patron de la Fédération nationale des industries de cuir (FNIC) ne cache pas son enthousiasme et sa conviction quant à la réussite de ce projet, déjà adopté par les industriels. Pour lui, la station d'épuration et la bourse de cuir qui devrait être créée sur le site de projet, donneront à ce parc industriel une "grande valeur ajoutée".

Un total de 77 opérateurs économiques ont manifesté leur intérêt pour le projet du parc industriel Ain Cheggag, selon des chiffres annoncés lors de la cérémonie de lancement. Ces opérateurs encouragés par le cadre incitatif mis en place dans les écosystèmes industriels du cuir, entre autres, ont demandé une superficie de 17 Ha nets avec des prévisions d'investissement de 124 millions de DH. Ces investissements devront générer 1.626 postes d'emploi.

Ce projet, qui sera réalisé sur une superficie de 81ha, dont 50 ha dédiés aux activités du cuir (tannerie, chaussures, maroquinerie) et 31 ha aux activités généralistes, devrait contribuer à la création d'un pôle industriel régional et constituer un noyau d'activités dans cette commune. Le projet permettra la création de 7.600 emplois directs.

Sur les 81 ha mobilisés dans le cadre de ce projet, pas moins de 239 lots seront créés, dont 154 lots dédiés à l'industrie de cuir (tannerie, chaussures, maroquinerie). Les 62 lots restants reviendront aux activités généralistes, précise-t-on.

Selon le ministère de l'industrie, le PIAC boostera la compétitivité des différents maillons de la chaîne de valeur de la région Fès-Meknès en redynamisant le tissu industriel régional, en particulier l'industrie du cuir et en assurant sa conformité aux normes internationales.

Plus de: MAP

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