Cameroun: Agriculture - Les fruits de l'organisation

Pour optimiser la production agricole du pays, l'Etat s'est fortement impliqué aux côtés des producteurs.

Parce que la filière cotonnière occupe une place particulière dans l'économie du Burkina Faso, le gouvernement a pris en 2019 des mesures visant à relancer la production. Il était notamment question d'un soutien fort aux producteurs, en amont de la production (subvention des intrants et apurement des impayés) et en aval (hausse des prix du kilogramme de coton). Les effets de ces mesures ont été immédiats. En effet, la production de coton graine au Burkina est passée de 435 323 tonnes lors de la campagne 2018-2019 à 458 726 tonnes en 2019-2020. Pour la même période, le rendement à l'hectare a évolué de 18 % passant de 673 tonnes à 793 tonnes. La Sofitex qui est le plus grand acteur de cette filière, confirme cette tendance. D'après son Directeur général, Wilfried Yaméogo, en plus du suivi individuel des producteurs, la Sofitex a procédé à l'implantation de bassins pour l'irrigation d'appoint et à la mise en place de l'assurance agricole pour les indemnisations. D'une façon générale, le montant total de la subvention de l'Etat aux producteurs de la zone Sofitex pour les quatre dernières campagnes est de plus de 50 milliards de FCFA.

Les producteurs apprécient ce soutien et particulièrement l'appui à la mécanisation. Au demeurant, la mécanisation constitue un levier essentiel de la transformation structurelle souhaitée par le gouvernement. Ainsi, de 2016 à 2020, le gouvernement s'est déployé d'une façon volontariste sur ce front en faveur des agriculteurs des différentes régions du pays. Le Projet d'appui à la promotion des filières agricoles (PAPFA), projet conjoint gouvernement du Faso, Fonds international de développement agricole (FIDA), permet ainsi à des associations de producteurs ruraux de franchir le cap de la mécanisation, comme cette association de femmes de Dande ou les associations de la plaine rizicole de Bama.

Par ailleurs, face aux aléas climatiques, depuis 2016, le gouvernement a accéléré la mise en place d'infrastructures de maîtrise de l'eau indispensables à la production agricole. C'est dans ce sillage que se situe le Programme de développement intégré de la vallée de Samendéni (PDIS), par exemple. Son objectif global est de développer la mobilisation des ressources en eau afin d'accroître la production agricole notamment dans cette région à fort potentiel.

Pour compléter le panorama, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a doté depuis mars 2019, les acteurs du monde rural d'une institution financière capable de leur offrir des services adaptés à leurs besoins, la Banque agricole du Faso (BADF). Cette institution se veut une solution aux problèmes d'accès des acteurs du monde rural aux crédits. Après plus d'une année de fonctionnement, plus de 68 milliards de FCFA de crédits ont été octroyés. Les associations, les groupements villageois et les sociétés coopératives font par exemple partie des bénéficiaires.

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