Cameroun: Corridors vers Bangui et N'Djamena - Les syndicats de transporteurs font la paix

Une plateforme conjointe constituée récemment à Douala, après sept ans de brouille.

Un dernier coup de gueule avant la réconciliation. Ainsi pourrait être décrite la rencontre entre transporteurs ce 21 octobre à Douala. Plus précisément entre le Syndicat national des transporteurs terrestres du Cameroun (Sntrc), présidé par Pierre Sime, et le Groupement des transporteurs terrestres du Cameroun (Gttc), que conduit Ibrahima Yaya. Entre ces acteurs majeurs de l'activité économique sur les corridors Douala-Bangui et Douala-N'Djamena, ce n'était pas le grand amour, ces dernières années.

« Ne nous voilons pas les yeux. Depuis des années, le secteur du transport a mal, en raison de querelles intestines, animées, entretenues par ses propres différents syndicats et associations », va déclarer El Hadj Oumarou, s'adressant à l'assistance. Le coordonnateur général du Bureau de gestion du Fret terrestre (Bgft) va rappeler les tensions qui en découlaient, opposant syndicats patronaux entre eux, groupements d'employés entre eux, parfois patrons contre employés, etc. « Des combats de positionnement ou des nuisances », qui ont forcément nui à ce domaine d'activités dans son ensemble.

Les transporteurs ont donc décidé de fumer le calumet de la paix, de se retrouver autour d'une table. Plus précisément, autour d'une plateforme conjointe regroupant syndicats patronaux, syndicats de chauffeurs, associations de transporteurs... Elle aura pour secrétaire général Jean Louis Mevoungou.

Les différentes parties ont pris l'engagement à court terme de veiller à l'application stricte des prix de transport, de procéder à la formation des transporteurs, syndicalistes, chauffeurs, et associations des transporteurs, mais aussi à une évaluation périodique des actions menées dans le cadre de la nouvelle plateforme.

De son côté, le Bgft s'engage à interpeller les bailleurs de fret sur le respect des prix du transport, ainsi que les responsables du Bnf (Bureau national du fret) du Tchad et du Barc (Bureau d'affrètement routier centrafricain), sur la nécessité de s'accorder sur l'application des accords de transport tripartites liant Cameroun, Tchad et Rca.

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