Cameroun: Santé - Le cœur de l'action

L'amélioration de l'offre est l'axe majeur du quinquennat qui s'achève.

Les autorités burkinabè ne s'en cachent pas. S'il y a une mesure forte au cours des cinq dernières années dont elles sont le plus fières, c'est la gratuité des soins en faveur des enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes. La politique de gratuité a été adoptée et mise en œuvre à partir de 2016. Elle coûte annuellement à l'État burkinabè la somme de 30 milliards de FCFA. Et le président Roch Marc Christian Kaboré qui entend offrir des soins de santé de qualité aux plus vulnérables est résolu à maintenir cet effort. « Nous devons nous battre quotidiennement pour que les populations aient des soins de qualité », rappelle-t-il. La gratuité concerne les enfants de moins de 5 ans, les femmes enceintes avec une prise en charge de la grossesse, de l'accouchement et des soins nécessaires jusqu'au 42e jour. En outre, les femmes souffrant de fistules obstétricales, celles âgées de 25 à 55 ans dépistées pour des lésions cancéreuses, ainsi que les contraceptions, sont également prises en charge gratuitement. Pour les autorités burkinabè la politique de gratuité qui dans un premier temps concerne les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans n'est qu'une étape vers l'assurance maladie universelle.

En attendant d'y être, le gouvernement a multiplié les efforts pour améliorer l'offre de santé des populations. De nouvelles infrastructures pour soutenir la dynamique gouvernementale ont été créées et celles qui existaient déjà ont été réhabilitées pour répondre aux attentes. On note ainsi la transformation des Centres de santé et de promotion sociale (CSPS) en Centres médicaux (CM), des Centres médicaux (CM) en Centres médicaux avec antenne chirurgicale (CMA), des Centres médicaux avec antenne chirurgicale (CMA) en Centres hospitaliers régionaux (CHR) et des Centres hospitaliers régionaux (CHR) en Centres hospitaliers universitaires régionaux (CHUR). A titre d'exemple à Dédougou, le nouveau CHR en construction a débuté sa mutation en CHUR. A Ziniaré, le centre hospitalier régional est fonctionnel depuis le 5 décembre 2019. Et le projet de construction et d'équipement du CHU de Bobo-Dioulasso est déjà en cours.

Ces réalisations sont accompagnées par le recrutement, la formation et la spécialisation d'agents de santé. Au cours des cinq dernières années, le personnel de santé recruté s'élève à plus de 25 000 agents dont 1 479 médecins généralistes et spécialistes et 198 pharmaciens. Par ailleurs, l'Etat burkinabè a procédé à la restructuration et à la recapitalisation de la Centrale d'achat des médicaments essentiels génériques et des consommables médicaux (CAMEG). Cette structure accompagne l'Etat dans son objectif de santé pour tous au Burkina. La CAMEG est au cœur du succès de la mesure de gratuité en rendant notamment les médicaments disponibles sur toute l'étendue du territoire. Au deuxième trimestre 2020, l'indice de satisfaction des commandes clients de la CAMEG culminait à plus de 77 %. Avec un nombre sans cesse croissants de patients qui fréquentent les formations sanitaires, la Centrale se fixe des objectifs encore plus élevés.

Plus de: Cameroon Tribune

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.