Congo-Kinshasa: Abus sexuels-Ebola - Une commission mixte ministère de la Santé et ses partenaires » mise sur pied

29 Octobre 2020

Les accusations d'agressions sexuelles liées au programme de l'OMS dans la lutte contre l'épidémie d'Ebola en RDC, en 2018 à Beni, étaient au centre des échanges entre le ministre de la Santé et ses partenaires opérant dans le domaine de la santé. Il s'agit notamment de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé), de l'Unicef, de l'OIM (Organisation Internationale pour les Migrations), etc.

Malgré les enquêtes indépendantes initiées par les organismes mis en cause. Il a été décidé au cours de cette rencontre d'envoyer une commission mixte à l'Est du pays pour mieux cerner cette question liée aux allégations de certaines femmes qui auraient été victimes des actes de violences sexuelles de la part de plusieurs responsables du personnel médical dont ceux des organismes internationaux. Ces femmes ont presté en 2018 dans le programme de lutte contre le virus Ebola a frappé le Nord-Kivu.

Le ministre de la Santé, Dr Eteni Longondo, a rappelé que le gouvernement Congolais a pris l'engagement de poursuivre les auteurs de ces actes ignobles et de veiller à ce qu'ils subissait des sanctions à la hauteur des faits leur reprochés.

On rappelle qu'une cinquantaine de femmes ont déclaré avoir été victimes d'exploitation et d'abus sexuels de la part des travailleurs humanitaires des agences des Nations Unies, notamment l'Organisation Mondiale de la santé (OMS) et d'autres ONG de premier plan lors de la riposte à l'épidémie d'Ebola qui avait frappé cette région entre août 2018 et juin 2020. Ces plaintes ont été collectées dans le cadre d'une enquête menée pendant un an par les journalistes de « The New Humanitarian » et la Fondation « Thomson » ; et approuvées par les chauffeurs des organisations concernées ou d'autres travailleurs locaux.

La plupart des victimes de ces abus sexuels ont indiqué que plusieurs hommes leur avaient fait des propositions, les avaient forcées à avoir des relations sexuelles avec eux en échange d'un emploi ou avaient mis fin à leur contrat de travail en refusant de le faire.

Certains étaient cuisiniers, nettoyeurs et travailleurs communautaires avec des contrats temporaires qui rapportaient entre 50 et 100 dollars, soit plus du double du salaire normal dans le pays. Dans le cas de l'une d'entre elles, il s'agissait d'une survivante d'Ebola cherchant une aide psychologique, tandis que deux autres ont affirmé être tombées enceintes à la suite des abus.

Sur le nombre total de femmes qui ont dénoncé ces pratiques, au moins 30 ont déclaré avoir été victimes d'hommes qui prétendaient travailler pour l'OMS, qui a déployé plus de 1500 personnes pour aider à lutter contre l'épidémie d'Ebola auprès du gouvernement, tandis que huit femmes ont indiqué des personnes qui travaillaient pour le ministère congolais de la Santé.

En outre, les auteurs de l'enquête se sont entretenus avec cinq femmes victimes de travailleurs de World Vision, trois autres de l'UNICEF et deux d'ALIMA, tandis qu'au moins une femme a déclaré avoir été victime d'hommes qui auraient travaillé pour Oxfam, Médecins sans frontières (MSF ) et l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

De son côté, World Vision a également indiqué aux auteurs de l'enquête qu'elle avait ouvert, une enquête interne. Pour le cas de l'UNICEF, un porte-parole a indiqué qu'il avait des preuves de deux plaintes liées à des organisations partenaires, mais ces cas seraient différents de ceux signalés dans le rapport.

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