Congo-Brazzaville: Bouenza - Le regard des industriels tourné vers les montagnes de calcaire

En dehors des polymétaux, le sol du département de la Bouenza est riche calcaire qui culmine jusqu'au sommet des montagnes à ciel ouvert. Le tissu industriel du pays qui s'y développe se construit en partie sur cette pierre.

Le calcaire, roche sédimentaire dont l'importance économique n'est plus à démontrer, se dresse sur des montagnes de la Bouenza, d'un village à un autre. C'est sur cette matière première que se solidifie l'activité de quelques industries qui se sont implantées dans ce département.

Carbonate de calcium, silice, alumine sont autant de substances généralement extraites du calcaire pour la fabrication du ciment. L'implantation de la Société nouvelle des ciments du Congo à Loutété (300 000 tonnes/an), Dangote Ciment (3000 tonnes/jour) s'expliquent dès lors.

La Société agricole de raffinage du sucre du Congo (Saris-Congo) implantée à Nkayi, s'est dotée, il y a quelques années déjà, d'une usine de broyage de calcaire. L'objectif étant de transformer le calcaire en poudre pour l'affermissement des champs de cannes à sucre, afin de lutter contre l'acidification du sol ou en gravier pour les travaux de génie civil.

Les carrières de calcaire, quant à elles, se multiplient dans le département. Une à Mont-Belo est dotée d'une capacité nominale de 160 tonnes/heure. Elle a été de beaucoup dans les travaux de municipalisation accélérée dans le Niari et la Bouenza, d'autant plus que le calcaire est utilisé comme matériau d'empierrement des voiries. La matière première est d'un grand apport de calcium dans l'alimentation des animaux d'élevage, elle sert aussi de charge minérale pulvérulente dans divers produits industriels comme le plastique, la peinture, la colle...

Dans l'informel, il y a des jeunes dans le département de la Bouenza qui saisissent des opportunités qu'offrent les activités à ces roches sédimentaires. Ils inondent les carrières pour se procurer la pierre qu'ils vendent pour les travaux de construction. Le long de la route nationale n°1 et même sur d'artères d'interconnexion entre les villages, il n'est pas rare de voir les tas de calcaire en vente. « Il y a des particuliers qui achètent des terrains contenant du calcaire. Ils créent des chaînes de démarcheurs qui contribuent à l'écoulement du produit », a expliqué Jaurès Kimbatsa exerçant dans une des carrières du département.

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