Algérie: Révision constitutionnelle - Les Algériens "face à leur destin"

Alger — Appelés à se prononcer, le 1er novembre prochain, sur le projet de révision constitutionnel, les Algériens sont face à leur "destin", ont relevé, jeudi au lendemain de la clôture de la campagne référendaire, des titres de la presse nationale, considérant que " le dernier mot revient au peuple".

"Le peuple face à son destin", titre en Une "Horizons", notant que "l'heure de vérité a sonné" pour l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) dont une source a affirmé au journal "les bonnes conditions" dans lesquelles s'est déroulée la campagne référendaire, dans la mesure où, précise-t-il, "hormis quelques écarts de langage hors contexte, aucun incident majeur n'a été enregistré".

Tout en assurant de "l'impartialité" de l'Autorité, son représentant a rappelé les engagements pris par son président, Mohamed Charfi, la veille de l'entame de la campagne référendaire dans ce sens.

De son côté, El Moudjahid a choisi d'ouvrir son édition du jour par le vote des bureaux itinérants qui "lancent" ainsi, dès ce jeudi, le scrutin de dimanche prochain, et soutient dans son éditorial: "Le changement à portée du scrutin", qualifiant ce rendez-vous électoral de "rempart de l'Algérie en marche vers un destin à hauteur des sacrifices des Chouhada et des attentes du 22 février tient bon".

Pour ce titre également, "l'heure du changement a sonné et est indéniablement à portée des urnes de l'Algérie nouvelle, en relation avec la Déclaration du 1er novembre 1954 et jetant les bases d'un Etat fort, socialement juste et économiquement prospère".

Et de noter que le 1er novembre prochain, "seule la voix du peuple comptera" dans l'adoption ou non du projet soumis à appréciation, prédisant un "Oui" qui traduirait que les électeurs se sont "identifiés" dans la Constitution "consensuelle", telle que promise par le Chef de l'Etat.

Plus nuancé, le quotidien "Liberté" titre en Une " sans relief", considérant que la campagne référendaire "n'a pas drainé les foules", et ce, en raison d'un contexte "de crispation politique et de crise sanitaire défavorable" dans lequel elle a été engagée.

De son côté, "Le Soir d'Algérie" a souligné que les Algériens sont appelés à voter "pour la première fois" un 1er novembre, notant le "marquer symbolique" de cette date historique, avant de relever "l'implication en force" des ministres sur le terrain, dans le cadre de la campagne référendaire. Une campagne qui, déplore ce titre, a été animée, entre autres, par des "forces et des figures frappées de discrédit", citant notamment l'ancien parti unique, le Front de Libération nationale (FLN) ainsi que certains écarts de langage ayant fait polémique.

Dans le registre de la presse arabophone, le journal "Echourouk" ouvre sur ce titre: "clôture de la campagne référendaire, la parole aux Algériens", reprenant les interventions des animateurs du dernier jour de ladite campagne, à l'instar du président de l'Assemblée populaire nationale (APN),

Slimane Chenine, qui, lors d'une rencontre de commémoration du 1er novembre 1954 organisée au siège de cette institution, a estimé que cette date est "une halte qui permettra au peuple algérien de demeure uni".

Le journal a, en outre, repris l'intervention du ministre de la Communication, Ammar Belhimer, soutenant, depuis Jijel, que le projet d'amendement constitutionnel est "un document décisif dans le processus d'édification de la Nouvelle Algérie", dans le sens où, a-t-il argumenté, il a opéré "de profonds changements" s'agissant des concepts de libertés et des droits.

Et de répercuter également les orientations du Chef d'Etat-major de l'Armée nationale populaire (ANP), Saïd, Chanegriha, pour "sécuriser entièrement" les centres et bureaux de vote du pays, dont ceux itinérants.

Revenant sur cette même activité, tenue au siège du Commandement de la Gendarmerie nationale à Alger, "El Khabar" a, pour sa part, fait écho de l'intervention du Secrétaire général de l'Union générale des Travailleurs algériens (UGTA), Salim Labatcha, dans laquelle il a observé que " le changement s'opèrera avec la Constitution".

Dans le même sillage, le quotidien "El Massa" a zoomé sur l'allocution de Ammar Belhimer, par ailleurs Porte-parole du Gouvernement, défendant l'option du changement à travers la Constitution amendée.

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