Madagascar: Miandrivazo - Des dahalo incendient tout un village

Soixante-et-un toits ont été dévastés par un incendie criminel, à Beraketa Soaloka, dans le district de Miandrivazo, dimanche. Un villageois a été tué et un autre blessé par balle.

A VIDE de vengeance. Vingt dahalo armés jusqu'aux dents ont versé le sang à Beraketa, commune de Soaloka, dis tric t de Miandrivazo, dans la nuit de dimanche. Une perte en vie humaine est à déplorer dans ces actes criminels.

C'était vers 20h, selon la gendarmerie, les malfaiteurs sont venus chercher un homme au village. Elle n'a pas hésité à faire feu pour l'abattre dès qu'ils l'ont trouvé. Arrosé de balles, cet habitant est décédé sur le coup. Des gendarmes sont partis vers cette localité, hier, quand ils ont été joints par téléphone. Ils doivent parcourir à pied le trajet qui prend quatre jours, selon eux.

Un autre villageois a également été blessé par balle. Aucune précision n'a été reçue concernant son pronostic vital.

Sinistrés

Le fokonolona a été tenu en respect par les dahalo. Insatisfaits de l'assassinat, ces scélérats ont mis à feu et à sang le hameau. Ils ont incendié les maisons. Le bilan parvenu à la gendarmerie s'établit à soixante-etun foyers consumés. Environ quatre cent sinistrés ont été dénombrés. Ils ont perdu tous leurs biens dans cet incendie criminel.

Les dahalo sont repartis après avoir commis ces atrocités qui dépassent l'entendement. Ils n'auraient pas volé le bétail de leurs victimes.

« Nous n'avons pas pu rejoindre les lieux à temps à cause de cette distance lointaine », explique la gendarmerie. Une collecte de renseignements territoriaux sera effectuée dès que l'escadron sera sur place.

« La population devenue sans-abri fait appel aux dirigeants, forces publiques et responsables autoritaires de la région Menabe pour lui venir en aide. On ne dort que d'un œil à cause de cette insécurité constante. C'est terrible ce qui vient de se passer », raconte un originaire de Soaloka.

« Depuis le mois d'avril 2016, les dahalo règnent en maître. Un homme avait été tué, trois autres blessés et trente zébus dérobés. En octobre 2018, les malfrats ont brûlé le bureau de vote avec tous les documents s'y trouvant. Et puis encore l'année dernière, en mai, un lieutenant de l'Armée a été frappé par balle en pleine tête. Il avait été héliporté jusqu'à Antananarivo pour être soigné. C'est dire si la situation reste toujours grave dans la commune de Soaloka », rappelle-t-il.

Plus de: L'Express de Madagascar

à lire

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.