Afrique: Les pays africains s'engagent à intensifier leur action en faveur de la sécurité alimentaire

communiqué de presse

Rome/Harare — La plus grande Conférence régionale pour l'Afrique jamais organisée se termine par un appel unanime à accroitre les ambitions du continent

À la plus grande Conférence régionale de la FAO pourl'Afrique jamais organisée, les ministres se sont engagés, à l'issue de cette manifestation de troisjours, à «relever leurs ambitions et à intensifier leur action» pour assurer la sécurité alimentaire.

Quelques 900 délégués, dont 95 ministres et autres responsables gouvernementaux de 48 pays, sesont réunis dans le contexte d'une insécurité alimentaire et d'une malnutrition croissantes,exacerbées par la pandémie de covid-19 et les multiples crises qui se chevauchent, qu'il s'agisse du changement climatique, des ravageurs et des maladies transfrontières, des conflits et duralentissement économique.

Dans la Déclaration ministérielle approuvée aujourd'hui, les délégués se sont engagés à accélérer la transformation des systèmes agricoles et agroalimentaires africains, notamment parl'innovation et l'introduction de la technologie numérique dans ce secteur.

Ils ont également appuyé l'idée d'apporter de nouvelles contributions au Fonds fiduciaireafricain de solidarité (ASTF), y voyant un instrument «destiné à montrer que l'Afrique estcapable de se prendre en charge et de mener des programmes prioritaires».

Les ministres ont également demandé à la FAO de continuer à «accroître la souplesse et l'efficacité dans l'utilisation qu'elle fait des ressources financières et humaines limitées dont elle dispose» pour aider ses Membres, et à jouer un rôle moteur dans la collaboration inter institutions mise en place pour rendre les systèmes agroalimentaires durables.

Ils ont également appuyé le travail que la FAO mène avec des plateformes multipartites et multisectorielles pour renforcer le dialogue, l'investissement et l'innovation pour des systèmes agroalimentaires durables, en particulier dans la perspective du Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires, qui doit se tenir en 2021.

Un succès dont nous pouvons tous être fiers

«Cette première session virtuelle de la Conférence régionale pour l'Afrique a été un succès dontnous pouvons tous être fiers», a déclaré le Directeur général de la FAO, M. Qu Dongyu, dans sondiscours de clôture, qualifiant d'«historique» la forte participation.

«J'ai écouté attentivement les opinions et les priorités exprimées pendant cette conférence et ainoté vos recommandations sur la manière dont la FAO pourrait mieux vous servir. La région contribue de manière essentielle à façonner la vision et l'action stratégiques de l'Organisation», a-t-il déclaré.

L'innovation et la technologie numérique au service de la sécurité alimentaire

De nombreuses séances de la Conférence ont porté sur la manière dont l'innovation et latechnologie numérique peuvent radicalement faire progresser la sécurité alimentaire en Afrique.

«La modalité même de cette réunion virtuelle nous rappelle que nous sommes dans une nouvelleère où la technologie moderne peut transformer nos vies», a déclaré le Directeur général.

«Elle peut nous rapprocher même si nous sommes physiquement éloignés. Elle peut ouvrir l'accès à denouveaux marchés et faciliter les échanges commerciaux, fournir directement des informationsvitales à un agriculteur, et aider à éliminer la faim et à améliorer les conditions de vie d'une manière que le monde commence seulement à découvrir», a-t-il déclaré.

Main dans la main pour l'avenir de l'Afrique

L'Initiative Main dans main de la FAO est un éminent exemple d'application d'approches novatrices et de technologies modernes, mis en avant à la Conférence.

Elle est mise en œuvre, àce jour, dans 11 pays d'Afrique: Angola, Burkina Faso, Cabo Verde, Éthiopie, Gabon,Guinée Bissau, Mali, Niger, Nigéria, Rwanda et Zimbabwe, de nombreux autres ayant exprimé leur intérêt à y adhérer également.

L'initiative déploie des outils perfectionnés, y compris une modélisation et des analysesgéospatiales avancées avec, par exemple, la Plateforme géospatiale et le Laboratoire de données pour l'innovation statistique.

Ces outils fournissent des données de qualité, accessibles, actuelleset fiables qui aident les pays à prendre des décisions stratégiques en connaissance de cause et à élaborer des politiques fondées sur des données probantes.

Plus tôt dans la journée, le Directeur général avait déclaré aux participants à une séance consacrée au Comité de la sécurité alimentaire mondiale que ce dernier est «une plateforme unique» qui peut s'adapter aux régions pour œuvrer avec elles à l'éradication de la faim.

Il a également lancé, avec l'Union africaine, une publication conjointe sur l'égalité des sexes et les systèmes agroalimentaires, affirmant qu'il fallait que cette égalité et l'autonomisation des femmes soient au centre de la construction de systèmes agroalimentaires meilleurs, plus forts,plus résistants et durables.

Pour clore la Conférence, le Directeur général et les délégués ont remercié le Gouvernement du Zimbabwe d'avoir accueilli cette manifestation virtuelle.

Le Directeur général a notamment remercié le Président du Zimbabwe, M. Emmerson Mnangagwa, et le Ministre des terres, de l'agriculture, de l'eau et de la réinstallation rurale, M. Anxious Jongwe Masuka, qui a présidé la Conférence.

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