Angola: Le président du MPLA condamne les troubles sur la voie publique

Luanda — Le président du MPLA, João Lourenço, a réitéré jeudi le droit de manifester conformément à la loi, mais a condamné les troubles sur la voie publique, qui ont eu lieu samedi, à Luanda.

Samedi dernier, des dizaines de citoyens, encouragés par des militants de la société civile et des membres de l'UNITA, ont tenté de protester contre la non-indication d'une date pour les élections municipales, le manque d'emplois et de meilleures conditions sociales.

La tentative de manifestation, qui n'a pas été autorisée, a été dispersée par la Police nationale, à un moment où le pays a renforcé les mesures restrictives de prévention et de lutte contre le Covid-19, qui interdit les rassemblements de plus de cinq personnes sur la voie publique.

João Lourenço, qui s'exprimait à l'ouverture de la IVe session ordinaire du Comité central du MPLA, a jugé ces actes "tristes" et "irrespectueux" à l'égard du décret présidentiel, qui interdit les rassemblements de la population.

« L'implication directe de l'UNITA et de ses députés à l'Assemblée nationale, dûment identifiée, est répréhensible et doit mériter le rejet le plus véhément de la société angolaise, qui ne peut permettre aux partis politiques disposant de sièges parlementaires d'inciter les jeunes à la désobéissance civile », a souligné le leader du parti au pouvoir en Angola.

Pour le président du MPLA, l'UNITA doit assumer ses actes et irresponsabilités, ce qui peut contribuer à la forte augmentation des nouveaux cas de contamination du nouveau Coronavirus.

D'après João Lourenço, ce comportement de l'UNITA peut compromettre et détruire tous les efforts que la nation est en train de déployer pour lutter contre la pandémie. Depuis mars de cette année, les autorités angolaises ont intensifié leurs investissements dans les hôpitaux de campagne, les lits, les ventilateurs, le matériel de biosécurité et les laboratoires de biologie moléculaire, dans le cadre de mesures visant à contenir la propagation du nouveau coronavirus. Selon João Lourenço, la désobéissance aux mesures contre le Covid-19 peut entrainer le pays à nouveau un état d'urgence, que « nous souhaitons éviter », en raison des graves conséquences sur la vie des familles, sociale et professionnelle, ainsi qu'à l'économie du pays.

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