Congo-Brazzaville: Transport en commun - Entre marathon et longue attente

Ils se pointent pendant des heures, marchent, courent et se bousculent pour s'arracher une place assise, les Congolais font quotidiennement face aux difficultés liées au transport.

Il est devenu monnaie courante de voir des attroupements de personnes attendant impatiemment de trouver un moyen de transport. Pour le constater, il suffit de se présenter à un arrêt de bus surtout aux heures de pointe. Nous avons tenté l'expérience au rond-point Mazala à Moukondo.

Hommes, femmes, jeunes et vieux font le pied de grue à l'arrêt de bus. Des fonctionnaires aux travailleurs du secteur privé en passant par les commerçants, élèves et étudiants, ces difficultés de transport touchent toutes les couches sociales.

Vivre dans les quartiers périphériques, à l'instar de Ngamakosso, Massengo et Djiri au nord de Brazzaville et Mayanga, Madibou et Nganga-Lingolo au sud de Brazzaville, devient un casse-tête. Au départ et au retour, les passagers à destination du centre-ville doivent débourser au moins un montant journalier de près de 1000 FCFA ou plus. Débourser cette somme n'est peut-être qu'une partie de la manche. Et y accéder dans le taxi-bus est peut-être le plus difficile. Il y a peu, la spectaculaire entrée d'une femme dans un bus a fait le buzz sur diverses plateformes. La vidéo mettant en peinture cette dernière montant avec l'aide de deux jeunes hommes un bus illustre à suffisance la réalité du transport urbain à Brazzaville.

Les vies s'accroissent en superficie et en démographie. Du coup, la question du déplacement à l'intérieur de la ville se pose avec acuité. Il est pratiquement ardu d'aller d'un quartier périphérique au centre-ville et vice-versa, ou d'aller d'un quartier périphérique à un autre. Prenons en compte les embouteillages, les demi-terrains, les bousculades, on ne peut dire que la circulation routière à Brazzaville est satisfaisante.

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