Madagascar: Session parlementaire - Statu quo au Sénat

Les problèmes relatifs au budget plombent le début de cette deuxième session ordinaire au Sénat. L'institution est toujours en mode service minimum.

La situation au Sénat reste inchangée. La salle des séances de l'institution d'Anosy sonne toujours creux. Les bureaux et les couloirs qui devraient grouiller de monde, en cette période de l'année, sont singulièrement silencieux.

Dix jours après la cérémonie d'ouverture, la majorité des sénateurs boude toujours cette seconde session ordinaire du Parlement. Les restrictions budgétaires imposées à l'institution en est toujours, la principale raison.

Le geste du ministère de l'Économie et des finances, d'apporter une légère augmentation du taux de régulation du budget de la Chambre haute n'a, visiblement pas suffi à arranger les choses.

Une réunion du bureau permanent de la Chambre haute, avec la présence des présidents des groupes parlementaires et des commissions, celle des finances, notamment, s'est tenue, hier, à Anosy.

Certains s'attendaient à ce que ce rendez-vous permette de trouver une solution au statu quo qui est en train de s'installer au sein de l'institution.

Cela n'a cependant pas été le cas. La réunion d'hier, se serait essentiellement concentrée sur la situation budgétaire du Sénat.

Les membres du bureau permanent auraient alors expliqué en détail les difficultés financières auxquelles l'institution fait face. « Il faudra d'autant plus, attendre le début du mois novembre pour pouvoir faire de nouveaux engagements budgétaires.

Et la page dédiée au Sénat dans le SIG-FP [Système intégré informatisé de gestion des finances publiques] est toujours fermée [jusqu'à hier] », déclare Rivo Rakotovao, président du Sénat, joint au téléphone.

Blocage

Outre l'argent destiné aux sénateurs, les finances nécessaires au fonctionnement des rouages administratifs de l'institution manqueraient, également. « Nous n'avons même plus d'argent pour acheter des rames de papier et de l'encre pour les impressions et les photocopies.

Nous en consommons une grande quantité pourtant, en session. Il y a les différents dossiers et les projets ou propositions de loi à imprimer e t photocopier », ajoute Rivo Rakotovao.

Les appels d'offre pour l'achat des fournitures de bureau du Sénat auraient été mis en stand-by. Le bureau permanent de l'institution sera, cependant, toujours sur le pont pour assurer la continuité des affaires courantes et législatives à la Chambre haute, indique son président. Une réunion hebdomadaire, au moins, est programmée.

Outre la question budgétaire, cette absence massive de sénateurs, du moins, en ce début de session pourrait également, avoir des raisons politiques.

La majorité à la Chambre haute est dans le camp de l'opposition. Ces sénateurs ont dénoncé des faits d'illégalités dans l'organisation des élections sénatoriales. Ils ont ainsi, saisi la Haute Cour Constitutionnelle (HCC), dans cette optique.

Plus de: L'Express de Madagascar

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