Congo-Kinshasa: Consultation - Jour II - Félix Tshisekedi enchaine avec les représentants des mouvements associatifs

Consultations présidentielles Une délégation du Conseil National de Suivi de l’Accord (Cnsa) a été reçue par le Chef de l’État au palais de la nation

Depuis lundi, le même exercice se poursuit au Palais de la Nation. Après les leaders représentatifs et les forces vives du pays, ce mardi les représentants des mouvements associatifs ont été reçus, tour à tour, par le président de la République, Félix Tshisekedi, dans le cadre des consultations qu'il a entamé pour résorber la crise politique actuelle, avec comme maitre mot, l'intérêt supérieur de la Nation.

Parmi les mouvements dont les représentants ont échangé avec le chef de l'Etat, les Associations de la société civile, l'Union nationale de la Presse du Congo (UNPC), une délégation du Syndicat national des médecins (Synamed), le Syndicat des médecins de la RDC (Symeco), l'Ordre des Avocats, le Syndicat autonome des magistrats (Synamag), mais également l'Ordre des médecins.

Tous ont participé et contribué de manière très active à ces discussions qui, sans doute, doivent aboutir à des résultats concluants pour l'intérêt du plus grand nombre.

Pour la société civile par exemple, tout malaise politique provoqué principalement par les tiraillements au sein de la coalition au pouvoir, ont un impact négatif sur le vécu quotidien de la population dont la situation ne s'améliore toujours pas.

Au président de la République, les Associations de la société civile ont expliqué le ressenti du peuple congolais qui ne se sent plus valablement représenté au niveau des instances de prise de décisions. Une pétition ayant récolté près de 100 mille signatures a été remis à Félix Tshisekedi.

Pour ce qui est de la CENI, elles suggèrent les réformes avant toute nomination, afin d'éviter les erreurs du passé. « Les même cause produisent les mêmes effets », dit-on.

Contexte

Il sied de rappeler que ce n'est pas la première fois dans l'histoire du pays que des conciliabules du genre sont convoqués. En son temps, le Président Mobutu avait initié les consultations populaires qui avaient eu comme conséquence la libération de l'espace politique un certain 24 avril 1990. A la grande différence desdites consultations, l'actuel contexte révèle que l'adhésion populaire à la vision du Chef de l'Etat est largement acquise. Il en est de même de la ferme volonté du Président de la République de la matérialiser.

Sur la table, deux options se présentent pour le moment, la recomposition de la majorité parlementaire jusque-là dominée par le Front Commun pour le Congo, ainsi que la probabilité d'une dissolution du Parlement

Pour ce faire, le Chef de l'Etat consulte donc, afin de mettre sur pied une Union sacrée de la Nation avec comme objectif d'obtenir un large consensus pour la concrétisation de la vision du Chef de l'État et donc de son programme d'action.

S'agissant des personnes à consulter, il s'agit essentiellement des leaders représentatifs, et des forces représentatives de la Nation. L'exercice va se poursuivre jusqu'au 8 novembre prochain.

Par les acteurs phares qui vont prendre part à ces échanges, l'ancien Gouverneur du Katanga et numéro Un de la plateforme « Ensemble pour la République », Moïse Katumbi. Le chairman arrive ce vendredi 6 novembre 2020 dans la ville de Kinshasa pour prendre part aux consultations annoncées par le président de la République Démocratique du Congo, Felix Antoine Tshisekedi, pour bâtir une union sacrée pour la Nation.

Le rapporteur principal de sa plateforme, Olivier Kamitatu affirme que Katumbi a reçu une invitation de la part du Président de la République pour participer aux consultations des leaders politiques et sociaux.

Il fait donc appel à tous les kinois de réserver à Katumbi un accueil très chaleureux le jour-J à l'aéroport international de N'djili.

Les mécontents

De leur côté, comme depuis un moment, les acolytes de l'ancien président Joseph Kabila boudent les consultations du chef de l'Etat et préparent une contre-offensive. Depuis que tout va mal, notamment partant de la nomination des juges constitutionnels et leur prestation de serment devant le président de la République, les relations politiques ne sont plus au beau fixe. Le FCC enchaine des réunions et s'en vont d'ailleurs en retraite dans le Kongo central, question de tirer la sagesse de la province du sud-ouest.

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